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<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"><channel><title>Carnet de Bal — Beauté</title><link>https://carnetdebal.fr/beaute/</link><description>Soins, maquillage, cheveux, parfum : ce qui marche vraiment.</description><language>fr-FR</language><copyright>© Denis Florent Media Group SRL</copyright><lastBuildDate>Fri, 30 Oct 2026 18:02:34 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://carnetdebal.fr/beaute/rss.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><image><url>https://carnetdebal.fr/icon-512.png</url><title>Carnet de Bal — Beauté</title><link>https://carnetdebal.fr/beaute/</link></image><item><title>Parfum : comprendre les familles olfactives pour enfin choisir</title><link>https://carnetdebal.fr/beaute/parfum-comprendre-les-familles-olfactives-pour-enfin-choisir/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/beaute/parfum-comprendre-les-familles-olfactives-pour-enfin-choisir/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 10:56:00 GMT</pubDate><dc:creator>Laura Thomas</dc:creator><category>Beauté</category><description>Devant un mur de flacons, on finit souvent par choisir au hasard, ou par racheter le même parfum depuis vingt ans. Les sept familles olfactives des parfumeurs offrent une carte simple pour s’orienter. Leur histoire, leurs grands classiques et la méthode pour essayer sans saturer son nez.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/parfum-comprendre-les-familles-olfactives-pour-enfin-choisir/1200.jpg" alt="Deux mains entourent délicatement un bouquet de lavande en fleurs, les épis mauves se détachant sur un fond sombre."></p><p>Dans une parfumerie, le nez se fatigue en dix minutes. Au troisième flacon, tout sent pareil&#8239;; au cinquième, on ne sent plus rien. On repart avec celui que la vendeuse a vaporisé en dernier, ou l’on rachète, rassurée, le parfum qu’on porte depuis ses vingt ans.</p>
<p>Il existe pourtant une carte. Les parfumeurs rangent les parfums en grandes familles, comme les œnologues classent les vins. La connaître ne fait pas de vous une experte, mais elle permet de nommer ce que l’on aime et de demander enfin la bonne chose au comptoir.</p>
<h2 id="une-classification-nee-chez-les-parfumeurs">Une classification née chez les parfumeurs</h2>
<p>La Société française des parfumeurs a établi une classification, révisée à plusieurs reprises depuis les années 1980, qui distingue sept grandes familles&nbsp;: les hespéridés, les floraux, les fougères, les chyprés, les boisés, les ambrés et les cuirs. Chacune se subdivise ensuite en nuances&nbsp;: un floral peut être fruité ou poudré&#8239;; un boisé peut être épicé ou aromatique.</p>
<p>Un parfum se lit aussi dans le temps. Les notes de tête, les plus volatiles, se sentent dans les premières minutes. Les notes de cœur prennent le relais pendant quelques heures. Les notes de fond, plus lourdes, restent sur la peau jusqu’au lendemain. C’est pourquoi un parfum ne se juge jamais sur sa première bouffée.</p>
<h2 id="hesperides-et-floraux-l-eclat-et-le-bouquet">Hespéridés et floraux&nbsp;: l’éclat et le bouquet</h2>
<p><strong>Les hespéridés</strong> tirent leur nom du jardin des Hespérides, où la mythologie grecque plaçait des pommes d’or que l’on a plus tard rapprochées des agrumes. Bergamote, citron, orange, mandarine, pamplemousse&nbsp;: ce sont les parfums de la fraîcheur, souvent légers et peu tenaces. Leur ancêtre est l’eau de Cologne, que Jean-Marie Farina, un parfumeur italien installé dans cette ville, rendit célèbre au début du XVIII<sup>e</sup> siècle.</p>
<p><strong>Les floraux</strong> forment la famille la plus vaste. Rose, jasmin, tubéreuse, iris, muguet, fleur d’oranger&nbsp;: un floral peut être construit autour d’une seule fleur ou d’un bouquet. Le pays de Grasse, où l’on cultive encore la rose centifolia et le jasmin, en est le berceau français&#8239;; ses savoir-faire liés au parfum ont été inscrits en 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.</p>
<p>Deux classiques, pour comprendre. Le N°5 de Chanel, composé par Ernest Beaux en 1921, est un floral aldéhydé&nbsp;: ses aldéhydes, des molécules de synthèse, donnent une impression pétillante et abstraite qui ne ressemble à aucune fleur précise. Diorissimo, créé par Edmond Roudnitska pour Dior en 1956, fait l’inverse&nbsp;: il recompose le muguet, une fleur dont on ne sait pas extraire le parfum.</p>
<blockquote>
<p>Le muguet de Diorissimo est une illusion&nbsp;: on ne sait pas extraire le parfum de cette fleur, il a fallu l’inventer.</p>
</blockquote>
<h2 id="fougeres-et-chypres-deux-accords-inventes">Fougères et chyprés&nbsp;: deux accords inventés</h2>
<p>Ces deux familles ont une particularité&nbsp;: elles ne sentent rien de réel.</p>
<p><strong>La fougère</strong> ne sent pas la fougère, plante quasi inodore. Le nom vient de Fougère Royale, créé par Paul Parquet pour Houbigant en 1882. Ce parfum associait la lavande, la mousse de chêne et la coumarine, une molécule à l’odeur de foin coupé synthétisée depuis peu. L’accord, frais et aromatique, a fait la fortune des parfums masculins, mais les femmes qui aiment la lavande s’y retrouvent souvent.</p>
<p><strong>Le chypre</strong> doit son nom à l’île de Chypre, et sa forme moderne à François Coty, qui lança Chypre en 1917. L’accord repose sur un contraste&nbsp;: la fraîcheur de la bergamote en tête, la profondeur de la mousse de chêne, du ciste et du patchouli en fond. Le résultat est sec, d’une élégance un peu sévère. Mitsouko, créé par Jacques Guerlain en 1919, en est l’un des plus célèbres descendants.</p>
<p>Les chyprés ont beaucoup changé. La mousse de chêne contient des substances allergisantes, et son usage est désormais strictement limité par les règles de l’IFRA, l’association internationale de l’industrie du parfum. Les grands chyprés d’autrefois ont été reformulés&nbsp;: si le parfum de votre mère ne sent plus tout à fait comme dans votre souvenir, ce n’est pas forcément votre mémoire.</p>
<h2 id="boises-ambres-cuirs-la-profondeur">Boisés, ambrés, cuirs&nbsp;: la profondeur</h2>
<p><strong>Les boisés</strong> s’appuient sur le santal, crémeux, le cèdre, sec comme un crayon taillé, le vétiver, terreux et fumé, ou le patchouli. Longtemps réservés aux hommes, ils ont été largement adoptés par les femmes, et ils tiennent bien sur la peau.</p>
<p><strong>Les ambrés</strong>, que l’on appelait aussi «&nbsp;orientaux&nbsp;», sont chauds et enveloppants&nbsp;: vanille, benjoin, labdanum, épices, résines. Attention au mot&nbsp;: l’«&nbsp;ambre&nbsp;» des parfumeurs est un accord, et non l’ambre gris, matière animale rare. Shalimar de Guerlain, lancé en 1925, reste la référence de la famille&#8239;; Opium, d’Yves Saint Laurent, en a donné en 1977 une version épicée et spectaculaire.</p>
<p><strong>Les cuirs</strong> cherchent à évoquer le cuir tanné, avec des notes fumées et goudronnées. Cuir de Russie de Chanel, dans les années 1920, puis Bandit de Robert Piguet, en 1944, ont marqué la famille. Bandit fut composé par Germaine Cellier, l’une des premières femmes à s’imposer dans ce métier alors presque entièrement masculin.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Les sept familles et un classique pour chacune</p><ul>
<li>Hespéridés&nbsp;: l’eau de Cologne et ses descendantes.</li>
<li>Floraux&nbsp;: N°5 de Chanel (1921), Diorissimo de Dior (1956).</li>
<li>Fougères&nbsp;: Fougère Royale d’Houbigant (1882).</li>
<li>Chyprés&nbsp;: Chypre de Coty (1917), Mitsouko de Guerlain (1919).</li>
<li>Boisés&nbsp;: les vétivers, les santals.</li>
<li>Ambrés&nbsp;: Shalimar de Guerlain (1925).</li>
<li>Cuirs&nbsp;: Bandit de Robert Piguet (1944).</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="essayer-un-parfum-sans-saturer-son-nez">Essayer un parfum sans saturer son nez</h2>
<p>D’abord, sachez ce que vous aimez déjà. Prenez les deux ou trois parfums que vous avez le plus portés dans votre vie et cherchez leur famille&nbsp;: souvent, ils appartiennent à la même. C’est la phrase à dire en boutique&nbsp;: «&nbsp;J’aime les chyprés&nbsp;» ou «&nbsp;Je porte des floraux poudrés, je voudrais quelque chose de plus boisé&nbsp;».</p>
<p>Pour le premier tri, utilisez les mouillettes, ces languettes de papier. Pas plus de trois ou quatre à la fois&#8239;; notez le nom au crayon sur chacune. Entre deux essais, sentez la laine de votre manche ou le creux de votre coude&nbsp;: votre propre odeur neutralise mieux le nez que les grains de café posés sur les comptoirs, dont l’efficacité n’a jamais été démontrée.</p>
<p>Ne gardez qu’un ou deux parfums pour l’essai sur la peau, à l’intérieur du poignet ou du coude. Ne frottez pas les poignets l’un contre l’autre&nbsp;: la chaleur accélère l’évaporation des notes de tête. Puis partez. Un parfum se juge au bout d’une heure, et mieux encore le soir. Demandez un échantillon, portez-le une journée entière, chez vous, au travail. Sur votre peau, il ne sentira pas comme sur celle de votre amie.</p>
<h2 id="ou-sentir-les-grands-classiques">Où sentir les grands classiques</h2>
<p>À Versailles, l’Osmothèque, conservatoire international des parfums fondé en 1990, conserve des milliers de parfums, y compris des formules disparues reconstituées d’après les archives. Elle organise des conférences et des séances de découverte&nbsp;: renseignez-vous avant de vous déplacer. À Grasse, le Musée international de la parfumerie raconte l’histoire du parfum, de l’Antiquité à nos jours, et l’on peut visiter dans la région des champs de roses et de jasmin à la saison des récoltes.</p>
<p>Pour le quotidien, la parfumerie la plus proche suffit. Les grands classiques cités ici sont presque tous encore en vente, souvent dans leur version reformulée. Les sentir, l’un après l’autre, en suivant la carte des familles, est la meilleure école du nez qui soit. Et lorsque vous aurez trouvé le vôtre, conservez-le à l’abri de la lumière et de la chaleur, loin de la salle de bains&nbsp;: c’est là qu’un parfum vieillit le plus vite.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/parfum-comprendre-les-familles-olfactives-pour-enfin-choisir/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Cheveux blancs : les laisser pousser sans renoncer au style</title><link>https://carnetdebal.fr/beaute/cheveux-blancs-les-laisser-pousser-sans-renoncer-au-style/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/beaute/cheveux-blancs-les-laisser-pousser-sans-renoncer-au-style/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 09:44:00 GMT</pubDate><dc:creator>Laura Thomas</dc:creator><category>Beauté</category><description>Certaines femmes posent un jour le pinceau de coloration et laissent venir leurs cheveux blancs. La transition demande de la patience et un peu de méthode. Ce que dit la science du blanchiment, les étapes mois après mois, les coupes qui aident et les soins qui gardent un blanc lumineux.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/cheveux-blancs-les-laisser-pousser-sans-renoncer-au-style/1200.jpg" alt="Vue de dos, dans une rue animée, une femme aux longs cheveux gris argenté, en gilet de laine beige, porte un cabas noir à pois blancs sur l’épaule."></p><p>Pendant des décennies, le premier cheveu blanc annonçait un rendez-vous chez le coiffeur toutes les cinq semaines, pour le reste de la vie. Puis certaines ont cessé. Pendant les confinements de 2020, beaucoup de femmes ont vu leurs racines pousser faute de salon ouvert, et certaines ont décidé de ne pas y revenir.</p>
<p>Laisser pousser ses cheveux blancs relève d’un choix de couleur, comme un autre. Il demande seulement de traverser une période ingrate, qui se prépare.</p>
<h2 id="pourquoi-les-cheveux-blanchissent">Pourquoi les cheveux blanchissent</h2>
<p>Un cheveu n’a pas de couleur par lui-même. Il la reçoit à sa naissance, dans le bulbe, au fond du follicule pileux, où des cellules spécialisées, les mélanocytes, lui transmettent leurs pigments&nbsp;: l’eumélanine, brun-noir, et la phéomélanine, jaune-roux. Le mélange des deux fait toutes les nuances, du noir corbeau au blond vénitien.</p>
<p>Ces mélanocytes se renouvellent à partir d’un réservoir de cellules souches. Avec l’âge, ce réservoir s’épuise ou cesse de fonctionner correctement. Le cheveu continue de pousser, mais sans pigment&nbsp;: il est blanc. Ce que l’on appelle «&nbsp;cheveux gris&nbsp;» n’existe d’ailleurs presque pas. C’est un mélange de cheveux blancs et de cheveux encore colorés, que l’œil fond en une teinte intermédiaire.</p>
<p>L’âge des premiers cheveux blancs dépend d’abord de l’hérédité&nbsp;: si votre mère et votre grand-mère ont blanchi tôt, il y a de bonnes chances que vous aussi. Plusieurs études associent aussi le tabac à un blanchiment plus précoce.</p>
<p>Le stress&#8239;? Il n’était longtemps qu’une intuition. En 2020, une équipe de Harvard a montré dans la revue <em>Nature</em> que, chez la souris, un stress intense épuise les cellules souches des mélanocytes par l’intermédiaire du système nerveux. Une étude publiée en 2021 dans la revue <em>eLife</em> a même observé, chez un petit nombre de volontaires, des cheveux blancs qui retrouvaient leur couleur après une période plus calme. Ce sont des travaux de recherche fondamentale, pas des traitements. Aucun produit vendu aujourd’hui ne fait revenir la couleur d’origine.</p>
<h2 id="deux-legendes-a-oublier">Deux légendes à oublier</h2>
<p><strong>Arracher un cheveu blanc en fait pousser plusieurs.</strong> Faux&nbsp;: chaque follicule produit un seul cheveu, et le suivant poussera de la même couleur. En revanche, arracher souvent au même endroit finit par abîmer le follicule, qui peut cesser de produire. Mieux vaut couper au ras.</p>
<p><strong>On peut blanchir en une nuit.</strong> La légende, attachée à Marie-Antoinette, a la vie dure. La partie visible du cheveu est faite de kératine morte&nbsp;: elle ne peut pas perdre sa couleur. L’explication la plus probable de ces récits est une chute brutale, comme dans certaines pelades, qui emporte d’abord les cheveux colorés et laisse apparaître les blancs déjà présents.</p>
<h2 id="la-transition-mois-apres-mois">La transition, mois après mois</h2>
<p>Un cheveu pousse d’environ un centimètre par mois. Faites le calcul avec la longueur de vos cheveux&nbsp;: pour une coupe aux épaules, il faut compter un an et demi à deux ans avant d’avoir éliminé toute la coloration. C’est la vraie difficulté, la ligne de démarcation entre la racine blanche et les longueurs teintes, d’autant plus visible que la couleur d’origine était foncée.</p>
<blockquote>
<p>Pour une coupe aux épaules, comptez un an et demi à deux ans&nbsp;: c’est la seule vraie difficulté, et elle se prépare.</p>
</blockquote>
<p>Trois stratégies existent.</p>
<p><strong>Couper court d’un coup.</strong> C’est la plus rapide et la plus radicale. Après trois ou quatre mois de repousse, une coupe très courte élimine presque toute la couleur. Si vous avez toujours eu envie d’essayer la nuque dégagée, c’est le moment.</p>
<p><strong>Raccourcir progressivement.</strong> On garde sa coupe, et l’on coupe quelques centimètres toutes les six à huit semaines, en laissant la racine gagner. Un carré qui remonte peu à peu, par exemple. La période de démarcation est longue, mais on ne change pas de tête du jour au lendemain.</p>
<p><strong>Flouter la frontière.</strong> C’est le travail du coloriste. Des mèches fines, claires ou argentées, posées dans les longueurs colorées, adoucissent le contraste avec la racine. Sur cheveux foncés, cela passe souvent par une décoloration partielle, à confier à un professionnel. Une autre piste consiste à abandonner la coloration permanente au profit d’une coloration ton sur ton, qui s’estompe au fil des shampoings et laisse la racine prendre le relais en douceur.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Le calendrier de la transition, en gros</p><ul>
<li>Trois mois&nbsp;: environ 3 cm de racine. Le moment d’une coupe très courte.</li>
<li>Six mois&nbsp;: environ 6 cm. Une coupe garçonne ou un court flou peut être entièrement naturel.</li>
<li>12 mois&nbsp;: environ 12 cm. Un carré court commence à être possible.</li>
<li>18 à 24 mois&nbsp;: un carré aux épaules, sans trace de coloration.</li>
<li>Pendant tout ce temps&nbsp;: des coupes régulières, et le droit de changer d’avis.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="reflets-jaunes-le-bon-usage-du-shampoing-violet">Reflets jaunes&nbsp;: le bon usage du shampoing violet</h2>
<p>Le blanc jaunit. Le soleil, la pollution, le tabac, l’eau calcaire, la chaleur des fers et des sèche-cheveux trop chauds lui donnent une teinte paille qui éteint le visage.</p>
<p>Le shampoing violet repose sur une règle de peintre&nbsp;: sur le cercle chromatique, le violet est la couleur complémentaire du jaune, et il la neutralise. Une fois par semaine, à la place du shampoing habituel, laissé quelques minutes sur les cheveux mouillés, il suffit. Davantage, et le blanc prend des reflets lilas. Si cela arrive, deux ou trois shampoings ordinaires rétablissent l’équilibre.</p>
<p>Le reste de la semaine, un shampoing doux, sans sulfates agressifs, convient. Si votre eau est très calcaire, un dernier rinçage à l’eau filtrée ou en bouteille ralentit le jaunissement. Et en été, un chapeau protège la couleur autant que le cuir chevelu.</p>
<h2 id="une-texture-qui-change-des-soins-qui-suivent">Une texture qui change, des soins qui suivent</h2>
<p>Avec l’âge, le cuir chevelu produit moins de sébum, et les cheveux blancs paraissent souvent plus secs et plus rêches. Certaines femmes voient apparaître une ondulation qu’elles n’avaient jamais eue.</p>
<p>Un après-shampoing à chaque lavage et un masque nourrissant une fois par semaine changent déjà beaucoup. Une huile légère sur les pointes, ou un sérum lissant, discipline les cheveux qui frisottent. Baissez la température des appareils chauffants, et utilisez un protecteur thermique.</p>
<p>La coupe, enfin, compte double. Un blanc bien coupé, net aux pointes, paraît choisi et soigné&#8239;; le même blanc négligé fait vite «&nbsp;laisser-aller&nbsp;». Un carré précis comme une longueur dense coupée droit&nbsp;: tout fonctionne, à condition d’entretenir.</p>
<h2 id="un-visage-qui-retrouve-ses-contrastes">Un visage qui retrouve ses contrastes</h2>
<p>Les cheveux blancs éclaircissent le cadre du visage. Les traits peuvent alors paraître plus pâles. Quelques ajustements suffisent à rétablir le relief&nbsp;: des sourcils un peu plus définis, au crayon ou à la poudre, et une bouche affirmée. Le rouge, sur des cheveux blancs, prend un éclat particulier, et nous expliquons <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/trouver-son-rouge-a-levres-a-tout-age/">comment trouver le vôtre</a>.</p>
<p>Côté vêtements, les couleurs franches près du visage (un rouge, un vert émeraude) font merveille avec le blanc, alors que les beiges trop jaunes peuvent éteindre l’ensemble. Nous en parlons dans notre article sur <a href="https://carnetdebal.fr/mode/s-habiller-apres-soixante-ans-la-fin-des-interdits/">la fin des interdits après soixante ans</a>.</p>
<p>Des montures de lunettes colorées ou en écaille foncée donnent aussi au visage le point d’ancrage que la couleur des cheveux ne fournit plus. Le blanc fait le reste&nbsp;: il éclaire, comme un réflecteur de photographe posé autour du visage.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/cheveux-blancs-les-laisser-pousser-sans-renoncer-au-style/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Trouver son rouge à lèvres à tout âge : sous-tons, textures, gestes</title><link>https://carnetdebal.fr/beaute/trouver-son-rouge-a-levres-a-tout-age/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/beaute/trouver-son-rouge-a-levres-a-tout-age/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 07:22:00 GMT</pubDate><dc:creator>Laura Thomas</dc:creator><category>Beauté</category><description>Il existe un rouge pour chaque bouche, à dix-sept ans comme à quatre-vingt-dix. Le trouver tient moins de la chance que de la méthode : connaître son sous-ton, choisir la bonne texture, et savoir ce qui change quand les lèvres s’affinent avec l’âge. Petite histoire d’un tube et mode d’emploi.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/trouver-son-rouge-a-levres-a-tout-age/1200.jpg" alt="Une jeune femme aux cheveux bouclés relevés, en débardeur blanc, applique au pinceau un rouge à lèvres carmin en regardant droit vers l’objectif."></p><p>Le rouge à lèvres est le plus petit objet de la trousse et celui qui change le plus un visage. Un trait, et la bouche devient le centre de tout. C’est aussi celui qui fait le plus peur. Beaucoup de tubes achetés sur un coup de cœur finissent au fond d’un tiroir, trop orangés ou trop secs.</p>
<p>Le problème vient rarement du rouge lui-même. Il vient d’un sous-ton mal accordé, d’une texture qui ne convient pas à la bouche, ou de lèvres qui ont changé sans qu’on change de méthode.</p>
<h2 id="un-petit-tube-une-longue-histoire">Un petit tube, une longue histoire</h2>
<p>Les femmes se colorent les lèvres depuis l’Antiquité, avec ce qu’elles avaient sous la main&nbsp;: des ocres, des sucs de plantes, parfois des pigments toxiques. À la cour d’Élisabeth I<sup>re</sup> d’Angleterre, la bouche rouge sur un visage blanchi à la céruse est un signe de rang. Au XIX<sup>e</sup> siècle, la bonne société bourgeoise se méfie du fard&nbsp;: le rouge est pour les actrices, et l’on soupçonne les autres.</p>
<p>Le XX<sup>e</sup> siècle le rend portatif. On attribue généralement à l’Américain Maurice Levy l’invention, en 1915, du tube de métal coulissant qui permet de glisser le rouge dans un sac. Le geste devient public&nbsp;: on se remaquille au restaurant, à la vue de tous.</p>
<p>Un détail a traversé les siècles. Beaucoup de rouges contiennent encore du carmin, un pigment tiré de la cochenille, un petit insecte qui vit sur les cactus. Sur l’étiquette, il apparaît sous le code CI 75470. Les personnes véganes ou allergiques le chercheront.</p>
<h2 id="chaud-froid-ou-neutre-trouver-son-sous-ton">Chaud, froid ou neutre&nbsp;: trouver son sous-ton</h2>
<p>La couleur de la peau ne suffit pas à choisir un rouge. Ce qui compte, c’est le sous-ton, la nuance qui affleure sous la surface. Il est chaud quand la peau tire vers le doré ou l’olive&#8239;; froid quand elle tire vers le rose ou le bleuté&#8239;; neutre quand on hésite.</p>
<p>Le test des veines du poignet (vertes pour les chaudes, bleues pour les froides) est populaire mais peu fiable. Deux tests valent mieux. Le premier&nbsp;: posez sous votre menton, à la lumière du jour, un tissu blanc pur puis un tissu ivoire. Si le blanc vous illumine, votre sous-ton est probablement froid&#8239;; si c’est l’ivoire, plutôt chaud. Le second&nbsp;: les bijoux. Celles que l’argent avantage sont souvent froides, celles que l’or réchauffe, chaudes.</p>
<p>Ensuite, la règle est simple. Aux sous-tons froids, les rouges bleutés&nbsp;: cerise ou framboise. Aux sous-tons chauds, les rouges orangés&nbsp;: corail ou brique. Aux neutres, presque tout, et en particulier le «&nbsp;rouge vrai&nbsp;», ni orange ni bleu, qui va à une majorité de visages.</p>
<p>Toutes les carnations portent le rouge. Sur une peau foncée, les rouges profonds (bordeaux, prune) sont somptueux, et les rouges vifs tout autant. Si vos lèvres sont naturellement plus foncées ou de deux tons, un crayon passé sur toute la surface avant le rouge unifie la base et rend la couleur plus fidèle à celle du tube.</p>
<h2 id="mat-satine-brillant-la-texture-compte-autant-que-la-couleur">Mat, satiné, brillant&nbsp;: la texture compte autant que la couleur</h2>
<p><strong>Le mat</strong> tient longtemps et donne une bouche très dessinée. En contrepartie, il assèche et souligne chaque ridule.</p>
<p><strong>Le satiné</strong>, ou crémeux, est le meilleur compromis&nbsp;: une couleur pleine avec un léger éclat, et un vrai confort. C’est la texture la plus facile à porter à tout âge.</p>
<p><strong>Le brillant</strong>, ou gloss, donne de la lumière et un effet de volume. Il tient peu et, sur une bouche marquée, il a tendance à filer dans les ridules.</p>
<p><strong>Les encres et les baumes teintés</strong> colorent la lèvre sans l’épaissir. Ils sont parfaits pour s’essayer au rouge sans en avoir l’air&nbsp;: on obtient une bouche «&nbsp;mordue&nbsp;», comme après un verre de vin.</p>
<p>En boutique, testez sur la pulpe des doigts plutôt que sur le dos de la main&nbsp;: la texture y ressemble davantage à celle des lèvres. Et regardez le résultat à la lumière du jour, à la porte du magasin.</p>
<h2 id="quand-les-levres-changent-avec-l-age">Quand les lèvres changent avec l’âge</h2>
<p>Avec les années, les lèvres perdent du volume. Leur contour, cet ourlet net qui sépare la lèvre de la peau, s’estompe. La lèvre supérieure s’allonge un peu. De fines ridules verticales apparaissent au-dessus de la bouche, plus tôt chez les fumeuses et celles qui ont beaucoup pris le soleil. Le rouge, alors, «&nbsp;file&nbsp;»&nbsp;: il glisse dans ces ridules et dessine de petites bavures.</p>
<p>Rien de tout cela n’interdit le rouge. Cela demande de changer quelques gestes.</p>
<p>Choisissez une texture satinée plutôt qu’un mat sec ou un gloss fluide. Préférez les teintes moyennes et lumineuses&nbsp;: les rouges très sombres rétrécissent visuellement une bouche fine. Hydratez les lèvres avant tout, avec un baume posé dix minutes plus tôt puis essuyé. Et surtout, utilisez un crayon.</p>
<blockquote>
<p>Le contour des lèvres s’efface avec les années&#8239;; un crayon le redessine en dix secondes.</p>
</blockquote>
<h2 id="le-crayon-l-outil-qu-on-oublie">Le crayon, l’outil qu’on oublie</h2>
<p>Le crayon contour a mauvaise réputation, à cause du trait brun foncé autour d’un gloss clair qui a marqué les années 1990. Utilisé ton sur ton, il est pourtant l’allié des bouches de tout âge.</p>
<p>Choisissez-le de la couleur exacte de votre rouge, ou de la couleur naturelle de vos lèvres. Il existe aussi des crayons transparents, dits «&nbsp;invisibles&nbsp;», qui forment une barrière contre les bavures sans ajouter de couleur. Tracez le contour exactement sur l’ourlet, sans déborder&nbsp;: redessiner une bouche plus grande se voit toujours de près. Puis remplissez légèrement l’intérieur au crayon, qui servira de base et fera tenir le rouge.</p>
<h2 id="les-gestes-pour-qu-il-tienne">Les gestes pour qu’il tienne</h2>
<p>Posez le rouge au pinceau, du centre vers les coins, pour plus de précision. Pressez un mouchoir en papier entre vos lèvres, puis posez une seconde couche. La couleur tiendra deux fois plus longtemps. Une astuce de maquilleuse&nbsp;: pour savoir si le rouge déborde sur les dents, glissez votre index dans la bouche, refermez les lèvres et retirez-le&#8239;; l’excédent part sur le doigt.</p>
<p>Les rouges bleutés ont un autre avantage, souvent oublié&nbsp;: par contraste, ils font paraître les dents plus blanches. Les orangés, à l’inverse, accentuent un émail jauni.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Trouver son rouge en quatre étapes</p><ul>
<li>Faire le test du blanc et de l’ivoire, à la lumière du jour.</li>
<li>Essayer trois teintes sur la pulpe des doigts, puis la préférée sur la bouche.</li>
<li>Choisir une texture satinée pour commencer.</li>
<li>Acheter le crayon assorti en même temps que le rouge.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="un-rouge-a-chaque-age">Un rouge à chaque âge</h2>
<p>À dix-sept ans, un baume teinté framboise suffit à éclairer un visage. À quarante, un rouge vrai satiné tient lieu de maquillage complet avec un peu de mascara. À soixante-dix ans, un rouge cerise ou corail, posé sur un contour net, réveille un teint et rend leur relief aux traits. Avec des <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/cheveux-blancs-les-laisser-pousser-sans-renoncer-au-style/">cheveux devenus blancs</a>, le rouge prend même un éclat qu’il n’avait pas sur des cheveux foncés. À quatre-vingt-dix ans et au-delà, un rose soutenu à la texture crémeuse, facile à poser même d’une main moins sûre, suffit à donner bonne mine.</p>
<p>Un bon rouge n’a pas besoin de coûter cher&nbsp;: on trouve d’excellentes formules en pharmacie et en grande surface, autour d’une dizaine d’euros. Ce qu’il faut, c’est la bonne teinte. Le jour où vous la trouvez, achetez-en deux.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/trouver-son-rouge-a-levres-a-tout-age/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Peau en hiver : la routine qui change tout</title><link>https://carnetdebal.fr/beaute/peau-en-hiver-la-routine-qui-change-tout/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/beaute/peau-en-hiver-la-routine-qui-change-tout/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 06:11:00 GMT</pubDate><dc:creator>Laura Thomas</dc:creator><category>Beauté</category><description>En hiver, la peau tiraille et pèle, et la crème habituelle ne suffit plus. Le froid n’est pas seul en cause : l’eau chaude et le chauffage font une bonne partie des dégâts. Comprendre la barrière cutanée permet de construire une routine d’hiver simple, efficace à vingt ans comme à quatre-vingts.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/peau-en-hiver-la-routine-qui-change-tout/1200.jpg" alt="Sur un fond beige uni, une main tient un pot de crème blanche ouvert tandis que l’index de l’autre main y prélève une noisette de soin."></p><p>La scène se répète chaque année vers la mi-novembre. On sort de la douche, la peau tire. Le soir, les joues rougissent et le dos des mains devient rugueux. La crème qui suffisait en septembre semble s’évaporer en une heure.</p>
<p>On accuse le froid. Il y est pour quelque chose, mais il n’est pas seul. L’essentiel se joue dans une couche de peau plus fine qu’une feuille de papier, et dans quelques habitudes que l’on peut changer dès ce soir.</p>
<h2 id="ce-que-l-hiver-fait-a-la-barriere-cutanee">Ce que l’hiver fait à la barrière cutanée</h2>
<p>La couche la plus superficielle de l’épiderme, la couche cornée, fonctionne comme un mur de briques. Les briques sont des cellules mortes, aplaties, les cornéocytes. Le ciment qui les relie est fait de lipides&nbsp;: des céramides surtout, du cholestérol et des acides gras. Ce mur a un rôle précis&nbsp;: empêcher l’eau du corps de s’évaporer et les irritants d’entrer.</p>
<p>L’hiver l’attaque de deux côtés. Dehors, l’air froid contient peu de vapeur d’eau. Dedans, le chauffage assèche encore l’air des pièces. Dans les deux cas, l’eau de la peau s’évapore plus vite et le ciment lipidique se fragilise, jusqu’à se fissurer. La peau devient sèche, puis sensible&nbsp;: elle réagit à des produits qu’elle tolérait très bien en été.</p>
<blockquote>
<p>Le ciment de la peau se dissout dans l’eau chaude comme le gras d’une poêle sous le robinet.</p>
</blockquote>
<h2 id="l-eau-chaude-premiere-responsable">L’eau chaude, première responsable</h2>
<p>C’est le geste le plus difficile à abandonner en hiver, et le plus coûteux pour la peau. L’eau très chaude dissout les lipides de surface, exactement comme elle dégraisse une poêle. Une longue douche brûlante, c’est un décapage quotidien.</p>
<p>Les dermatologues le répètent&nbsp;: une eau tiède et une douche de quelques minutes, avec un nettoyant doux sans savon (un pain surgras ou une huile lavante) plutôt qu’un gel moussant parfumé. On sèche en tamponnant avec la serviette, sans frotter. Puis on applique la crème dans les minutes qui suivent, sur une peau encore légèrement humide&nbsp;: elle emprisonne l’eau au lieu de laisser l’air la reprendre.</p>
<p>Pour le visage, même logique. Le soir, un lait ou un baume démaquillant, rincé à l’eau tiède. Le matin, souvent, un simple rinçage suffit.</p>
<h2 id="lire-une-creme-d-hiver">Lire une crème d’hiver</h2>
<p>Une bonne crème d’hiver combine trois types d’ingrédients, qu’on retrouve dans la liste INCI au dos du flacon.</p>
<p><strong>Les humectants</strong> attirent et retiennent l’eau&nbsp;: glycérine (en anglais <em>glycerin</em>), urée, acide hyaluronique (<em>sodium hyaluronate</em>). La glycérine, ancienne et bon marché, reste l’une des plus efficaces.</p>
<p><strong>Les émollients</strong> comblent les fissures entre les cornéocytes et rendent la peau souple. Les céramides (<em>ceramide NP</em>, <em>AP</em>, <em>EOP</em>) reconstituent directement le ciment manquant&#8239;; le squalane et le beurre de karité (<em>butyrospermum parkii</em>) font aussi ce travail.</p>
<p><strong>Les occlusifs</strong> forment un film qui freine l’évaporation&nbsp;: vaseline (<em>petrolatum</em>), cire d’abeille (<em>cera alba</em>). Ils sont parfois mal aimés. Ils sont pourtant les plus efficaces pour une peau très sèche, et la vaseline pure reste un remède remarquable pour les lèvres gercées et les talons fendus.</p>
<p>Pour les zones très rêches (talons, coudes), l’urée à forte concentration, 10&nbsp;% et plus, assouplit la corne. Pour le visage, une texture plus riche le soir que le matin suffit souvent. Inutile de multiplier les sérums&nbsp;: en hiver, moins de produits, mieux choisis, irritent moins.</p>
<h2 id="le-chauffage-et-l-air-de-la-maison">Le chauffage et l’air de la maison</h2>
<p>L’ADEME recommande de chauffer les pièces de vie à 19 °C, un peu moins dans les chambres. C’est bon pour la facture, et c’est bon pour la peau&nbsp;: plus l’air est chauffé, plus il est sec. Un hygromètre, qui coûte quelques euros, indique le taux d’humidité de votre intérieur. S’il est très bas, un humidificateur dans la chambre (nettoyé régulièrement) ou simplement du linge qui sèche dans la pièce aident.</p>
<p>Pensez aussi à boire. Cela ne remplace pas une crème, mais une déshydratation générale se voit aussi sur la peau, et l’on boit souvent moins quand il fait froid.</p>
<h2 id="un-ecran-solaire-en-janvier-oui">Un écran solaire en janvier&#8239;? Oui</h2>
<p>Les UVB, responsables des coups de soleil, faiblissent beaucoup en hiver. Les UVA, eux, restent présents toute l’année, traversent les nuages et les vitres, et participent au vieillissement de la peau et aux taches. Pour une journée ordinaire en ville, une crème de jour avec un indice de protection suffit souvent.</p>
<p>À la montagne, c’est une autre affaire. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la neige fraîche peut réfléchir jusqu’à 80&nbsp;% des UV&nbsp;: on prend le soleil par-dessus et par-dessous. Indice élevé, renouvelé, y compris sur les lèvres et le dessous du nez.</p>
<p>Le soleil d’hiver pose aussi la question de la vitamine D, que notre rubrique Santé traite en détail&nbsp;: <a href="https://carnetdebal.fr/sante/vitamine-d-en-hiver-faut-il-se-supplementer/">faut-il se supplémenter en hiver&#8239;?</a></p>
<blockquote><p class="encadre__t">La routine d’hiver, matin et soir</p><ul>
<li>Matin&nbsp;: rinçage à l’eau tiède, crème hydratante, écran solaire ou crème de jour avec indice.</li>
<li>Soir&nbsp;: démaquillage doux (lait, baume ou huile), crème plus riche, baume sur les lèvres.</li>
<li>Après chaque douche&nbsp;: crème corporelle dans les minutes qui suivent, sur peau humide.</li>
<li>Mains&nbsp;: crème après chaque lavage, gants dehors.</li>
<li>Une fois par semaine au plus&nbsp;: un gommage doux, ou rien du tout si la peau réagit.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="a-vingt-ans-a-quatre-vingts-ans-ajuster">À vingt ans, à quatre-vingts ans&nbsp;: ajuster</h2>
<p><strong>Les peaux jeunes</strong> ne sont pas épargnées. Les traitements contre l’acné, notamment les rétinoïdes et le peroxyde de benzoyle, assèchent beaucoup, et l’hiver aggrave l’effet. N’interrompez pas un traitement prescrit sans en parler à votre médecin&nbsp;: ajoutez plutôt une crème hydratante non comédogène, et espacez les applications si votre dermatologue l’autorise.</p>
<p><strong>Les peaux mûres</strong> produisent moins de sébum. Après la ménopause, la baisse des œstrogènes amincit la peau et ralentit la réparation de sa barrière&nbsp;: elle se dessèche plus vite et se répare plus lentement (notre rubrique Santé détaille <a href="https://carnetdebal.fr/sante/menopause-les-symptomes-qu-on-ne-vous-annonce-pas/">les autres effets de la ménopause</a>). Une crème riche en céramides et en lipides, matin et soir, n’a rien d’un luxe. Les rétinoïdes anti-âge se tolèrent mieux en hiver si on les applique un soir sur deux, ou par-dessus la crème hydratante.</p>
<p><strong>Les peaux noires et métissées</strong> marquent parfois la sécheresse par un aspect grisé, terne, que l’on prend à tort pour un problème de teint. Le remède est le même&nbsp;: de l’hydratation et des corps gras, et surtout pas un produit éclaircissant, dont notre rubrique Société rappelle <a href="https://carnetdebal.fr/societe/colorisme-la-hierarchie-silencieuse-des-peaux/">les dangers</a>.</p>
<p>Enfin, une peau qui démange au point de réveiller la nuit, des plaques rouges qui suintent ou s’épaississent, des crevasses qui saignent sur les mains&nbsp;: cela ne relève plus de la routine de beauté. Un eczéma ou une autre dermatose peut flamber en hiver, et il se soigne. Montrez votre peau à votre pharmacien ou à votre médecin, qui vous orientera si besoin vers un dermatologue.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/peau-en-hiver-la-routine-qui-change-tout/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Cinq règles de beauté qui valent à tous les âges</title><link>https://carnetdebal.fr/5-regles-de-beaute-incontournables/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/5-regles-de-beaute-incontournables/</guid><pubDate>Mon, 23 Jan 2023 18:03:23 GMT</pubDate><dc:creator>Laura Thomas</dc:creator><category>Beauté</category><description>Avant les sérums et les promesses, il y a quelques règles de beauté que les dermatologues répètent et que nous oublions toutes. Cinq gestes, du démaquillage du soir à la spatule dans le pot de crème, qui font plus pour la peau que le flacon le plus cher.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/5-regles-de-beaute-incontournables/1200.jpg" alt="Sur un fond rose poudré, deux petits pots de soin ouverts, l’un rose pâle, l’autre noir et transparent, et une cuillère de porcelaine blanche contenant une poudre rose."></p><p>Les rayons de cosmétiques promettent beaucoup, et chaque saison apporte son nouvel actif vedette. Pourtant, quand on interroge les dermatologues sur ce qui change vraiment l’état d’une peau, leurs réponses reviennent presque toujours aux mêmes gestes, peu coûteux et un peu ennuyeux. Ce sont eux qui font la différence sur dix ans, bien plus que la texture à la mode.</p>
<p>Voici les cinq règles de beauté que nous tenons pour essentielles. Elles valent pour une peau de dix-sept ans comme pour une peau de quatre-vingts, à quelques nuances près.</p>
<h2 id="1-se-demaquiller-chaque-soir-meme-sans-maquillage">1. Se démaquiller chaque soir, même sans maquillage</h2>
<p>Une journée dépose sur le visage bien plus que du fond de teint&nbsp;: de la crème solaire, du sébum, de la poussière, les particules de la ville. Laisser tout cela en place la nuit, c’est priver la peau de son temps de réparation et favoriser les petits boutons comme le teint terne.</p>
<p>Le soir, nettoyez donc toujours, avec un produit adapté à votre peau&nbsp;: lait ou huile pour une peau sèche, gel doux pour une peau mixte ou grasse. Après un maquillage tenace ou un écran solaire résistant à l’eau, un double nettoyage aide beaucoup&nbsp;: une huile ou un baume d’abord, qui dissout le maquillage, puis un nettoyant doux, rincé à l’eau tiède. La lotion tonique est facultative&#8239;; ce qui compte, c’est que la peau soit propre et pas tiraillée.</p>
<p>Le matin, un rinçage à l’eau ou un nettoyant très doux suffit. La taie d’oreiller n’est pas aussi propre qu’elle en a l’air&nbsp;: changez-la souvent, surtout si votre peau a tendance aux imperfections.</p>
<h2 id="2-proteger-sa-peau-du-soleil-toute-l-annee">2. Protéger sa peau du soleil toute l’année</h2>
<p>C’est la règle que l’on respecte en juillet et que l’on oublie en novembre. Les UVB, responsables des coups de soleil, faiblissent en hiver&#8239;; les UVA, eux, restent présents toute l’année, traversent les nuages et les vitres, et participent au vieillissement de la peau et à l’apparition des taches.</p>
<p>Pour une journée ordinaire, une crème de jour avec un indice de protection de 30 au moins, appliquée en quantité suffisante, protège le visage. En été, à la mer ou à la montagne, ou si votre peau marque facilement, passez à un indice 50 et renouvelez l’application. N’oubliez ni le cou, ni le dos des mains, ni le décolleté, qui trahissent l’âge bien avant le visage.</p>
<blockquote>
<p>Aucune crème ne rattrape une peau mal démaquillée ni des années sans protection solaire.</p>
</blockquote>
<p>Profitez-en pour surveiller vos grains de beauté. Un grain qui change de taille, de forme ou de couleur, ou une petite lésion qui ne cicatrise pas, justifie une consultation chez votre médecin ou un dermatologue.</p>
<h2 id="3-preparer-la-peau-avant-de-la-maquiller">3. Préparer la peau avant de la maquiller</h2>
<p>Aucun fond de teint ne tient sur une peau qui a soif&nbsp;: il marque les ridules, se dépose dans les zones sèches et file en milieu de journée. Hydratez d’abord, avec une crème adaptée, et laissez-la pénétrer quelques minutes, le temps de boire votre café.</p>
<p>L’anticernes demande la même délicatesse. Une petite quantité suffit, posée en tapotant avec l’annulaire, le doigt qui appuie le moins. Pour éviter qu’il se loge dans les plis sous les yeux, fixez-le d’un voile très léger de poudre libre translucide. Sur une peau mature ou très sèche, allez-y avec plus de retenue encore&nbsp;: trop de poudre creuse les ridules au lieu de les estomper. Quant à la touche de couleur qui termine le visage, elle a son mode d’emploi dans <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/trouver-son-rouge-a-levres-a-tout-age/">notre article sur le rouge à lèvres à tout âge</a>.</p>
<h2 id="4-exfolier-sans-abuser">4. Exfolier, sans abuser</h2>
<p>L’exfoliation retire les cellules mortes qui ternissent le teint. Elle se pratique de deux manières. Les gommages mécaniques frottent la peau avec des grains&#8239;; préférez-les fins et réguliers, jamais rugueux. Les exfoliants chimiques dissolvent les liens entre les cellules&nbsp;: les acides de fruits, ou AHA, comme l’acide glycolique ou lactique, conviennent aux peaux sèches et ternes&#8239;; l’acide salicylique, un BHA, aux peaux grasses.</p>
<p>Pour une peau normale, une ou deux fois par semaine suffisent. Pour une peau sensible, une fois tous les dix jours, voire pas du tout. Au-delà, la barrière cutanée s’abîme&nbsp;: rougeurs, tiraillements, sensibilité accrue. Les acides rendent aussi la peau plus sensible au soleil, raison de plus pour respecter la règle numéro deux. Et l’on ne gomme jamais une peau irritée, eczémateuse ou qui vient de prendre un coup de soleil. En hiver, quand la peau souffre déjà, nos conseils de <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/peau-en-hiver-la-routine-qui-change-tout/">routine pour la peau en hiver</a> prennent le relais.</p>
<h2 id="5-garder-ses-produits-propres">5. Garder ses produits propres</h2>
<p>Plonger les doigts dans un pot de crème, c’est y introduire à chaque fois un peu de ce qui traînait sur vos mains. Les conservateurs limitent la casse, mais pas indéfiniment, et les formules qui en contiennent peu sont les plus fragiles. Utilisez une spatule propre, ou préférez les tubes et les flacons à pompe.</p>
<p>Regardez aussi le petit dessin d’un pot ouvert, accompagné d’un chiffre et d’un M, sur l’emballage&nbsp;: c’est la durée d’utilisation après ouverture, en mois. Un mascara se change dès qu’il sèche ou sent mauvais, et ne se prête pas, pour éviter les infections de l’œil. Lavez vos pinceaux et vos éponges régulièrement, à l’eau tiède et au savon doux, et rangez vos produits à l’abri de la chaleur et de l’humidité, ce qui exclut souvent la salle de bains elle-même.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Quand consulter plutôt que changer de crème</p><ul>
<li>Des boutons qui persistent, surtout après vingt-cinq ans, ou qui laissent des marques.</li>
<li>Des rougeurs installées sur les joues et le nez, avec des sensations de chaleur.</li>
<li>Des plaques qui grattent, pèlent ou suintent.</li>
<li>Un grain de beauté qui change, saigne ou ne ressemble pas aux autres.</li>
<li>Votre médecin traitant, un dermatologue ou votre pharmacien sauront vous orienter.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="ce-que-ces-regles-ont-en-commun">Ce que ces règles ont en commun</h2>
<p>Aucune ne coûte cher. Un nettoyant doux, une crème avec un indice de protection, une spatule&nbsp;: l’essentiel tient dans une petite trousse. Ces cinq règles demandent surtout de la régularité, ce qui est à la fois leur force et leur difficulté. Une routine simple que l’on tient vaut mieux qu’une routine en dix étapes abandonnée au bout de trois semaines.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/5-regles-de-beaute-incontournables/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Qu’est-ce qui rend une femme vraiment belle ? Ce que la science voit</title><link>https://carnetdebal.fr/quest-ce-qui-rend-une-femme-vraiment-belle/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/quest-ce-qui-rend-une-femme-vraiment-belle/</guid><pubDate>Wed, 18 Jan 2023 23:10:32 GMT</pubDate><dc:creator>Chloé Schulmann</dc:creator><category>Beauté</category><description>On dit que la beauté est dans l’œil de celui qui regarde, et l’on dit aussi qu’il existe des canons universels. La recherche donne raison aux deux, dans des proportions surprenantes. Ce qui rend une femme vraiment belle aux yeux des autres, et pourquoi le caractère y compte plus qu’on ne croit.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/quest-ce-qui-rend-une-femme-vraiment-belle/1200.jpg" alt="Une femme coiffée d’une couronne de pivoines rouges et de roses rit aux éclats, les yeux tournés de côté, devant un fond jaune."></p><p>«&nbsp;Ce qui me semble beau, est-ce beau pour les autres&#8239;?&nbsp;» La question est aussi vieille que les miroirs. Les philosophes y ont répondu de mille façons, les magazines de mode d’une seule, en publiant pendant des décennies les mêmes visages jeunes, minces et lisses. La psychologie, elle, a pris le problème par l’expérience&nbsp;: montrer des visages à des milliers de personnes, et regarder sur quoi elles s’accordent, et sur quoi elles divergent.</p>
<p>Ses résultats ne confirment ni le relativisme complet ni la tyrannie d’un canon unique. Ils disent quelque chose de plus intéressant.</p>
<h2 id="ce-sur-quoi-tout-le-monde-s-accorde-un-peu">Ce sur quoi tout le monde s’accorde, un peu</h2>
<p>En 1990, Judith Langlois et Lori Roggman, à l’université du Texas, ont fabriqué par ordinateur des visages «&nbsp;moyens&nbsp;», en superposant les photographies de nombreuses personnes. Ces visages composites étaient jugés plus attirants que la plupart des visages qui les composaient. D’autres travaux ont montré l’attrait d’une certaine symétrie, et l’équipe de Judith Langlois avait observé dès 1987 que des nourrissons de quelques mois regardaient plus longtemps les visages jugés beaux par les adultes.</p>
<p>Il existe donc un fond de préférences partagées. Les chercheurs l’interprètent souvent comme une préférence pour ce qui est typique, facile à traiter pour le cerveau, voire comme un indice ancien de bonne santé. Mais ce fond est modeste, et il ne dit rien des rides, des rondeurs, de la couleur de peau ou de la forme du nez, qui ont varié d’une époque et d’une culture à l’autre bien plus que les canons ne le laissent croire.</p>
<h2 id="l-il-de-celui-qui-regarde-compte-autant-que-le-visage">L’œil de celui qui regarde compte autant que le visage</h2>
<p>En 2006, le psychologue allemand Johannes Hönekopp a cherché à mesurer ce qui, dans un jugement de beauté, relevait du goût commun et ce qui relevait du goût personnel. Sa conclusion&nbsp;: les deux pèsent à peu près autant. En 2015, une équipe menée par Laura Germine a précisé l’origine de ces goûts personnels, en comparant plus de mille jumeaux dans la revue <em>Current Biology</em>. Ils dépendaient très peu des gènes, et beaucoup de l’histoire de chacun&nbsp;: les visages croisés, aimés, associés à de bons ou de mauvais souvenirs.</p>
<p>Autrement dit, la moitié de votre beauté aux yeux d’une personne tient à elle, pas à vous. Le proverbe avait à moitié raison.</p>
<blockquote>
<p>La moitié de votre beauté aux yeux d’un autre tient à son histoire à lui, pas à votre visage.</p>
</blockquote>
<h2 id="ce-que-le-caractere-fait-au-visage">Ce que le caractère fait au visage</h2>
<p>Il y a mieux. En 2004, Kevin Kniffin et David Sloan Wilson ont publié dans <em>Evolution and Human Behavior</em> plusieurs études sur des groupes dont les membres se connaissaient&nbsp;: une équipe d’aviron, une classe. Les personnes qu’on appréciait, qu’on trouvait travailleuses ou loyales, étaient jugées physiquement plus belles par ceux qui les connaissaient que par des inconnus regardant les mêmes photographies. Le caractère modifie la perception même du visage.</p>
<p>La familiarité joue aussi. Le psychologue Robert Zajonc a montré en 1968 que la simple exposition répétée à un stimulus, un mot, une forme, un visage, suffisait à le rendre plus agréable. Les visages de ceux qu’on aime nous paraissent beaux en partie parce que nous les voyons souvent. Et plusieurs études ont observé qu’un même visage est jugé plus attirant quand il sourit que lorsqu’il reste neutre.</p>
<p>Rien de tout cela ne relève de la consolation. C’est un résultat de laboratoire&nbsp;: la beauté perçue est en partie fabriquée par la relation.</p>
<h2 id="le-prix-d-un-canon-trop-etroit">Le prix d’un canon trop étroit</h2>
<p>Si la beauté pèse autant, c’est qu’elle rapporte. En 1972, Karen Dion, Ellen Berscheid et Elaine Walster montraient que les personnes jugées belles se voyaient prêter spontanément d’autres qualités, comme la gentillesse ou la réussite&nbsp;: «&nbsp;ce qui est beau est bon&nbsp;». Cet effet de halo fait de l’apparence une inégalité sociale, que l’essayiste américaine Naomi Wolf a dénoncée dans <em>Quand la beauté fait mal</em> (1991, <em>The Beauty Myth</em> en version originale), et la journaliste Mona Chollet dans <em>Beauté fatale</em> (2012). Il pèse plus lourd encore sur les femmes dont la peau, l’âge ou le corps s’éloignent du modèle, comme nous l’avons raconté à propos du <a href="https://carnetdebal.fr/societe/colorisme-la-hierarchie-silencieuse-des-peaux/">colorisme</a>.</p>
<p>Le canon a aussi un coût intérieur. En 1998, Barbara Fredrickson et ses collègues ont demandé à des étudiantes de passer un test de mathématiques après avoir enfilé, seules dans une cabine, soit un maillot de bain, soit un pull. En maillot, elles réussissaient moins bien. Se surveiller du regard des autres, même sans témoin, mobilise une attention qui manque ailleurs.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Pour regarder son reflet autrement</p><ul>
<li>Remarquer ce que votre corps fait, pas seulement ce à quoi il ressemble.</li>
<li>Limiter les comptes qui vous montrent un seul type de beauté, et suivre des femmes de tous âges et de toutes morphologies.</li>
<li>Repérer, au fil d’une journée, les moments où vous vous êtes sentie belle&nbsp;: ils tiennent souvent à un rire, un geste réussi, une conversation.</li>
<li>Garder les soins et le maquillage pour le plaisir qu’ils donnent, pas comme une dette.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="alors-qu-est-ce-qui-rend-une-femme-vraiment-belle">Alors, qu’est-ce qui rend une femme vraiment belle&#8239;?</h2>
<p>Un peu de ce que la nature distribue au hasard. Beaucoup de ce que les autres apportent avec eux. Et une part réelle de ce qu’elle est&nbsp;: sa façon de rire, de s’intéresser, d’être loyale, de se tenir dans une pièce. Ce sont ces traits-là que retiennent ceux qui nous connaissent, et ils ne se fanent pas au même rythme que la peau.</p>
<p>On peut aimer se maquiller, choisir <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/trouver-son-rouge-a-levres-a-tout-age/">son rouge à lèvres à tout âge</a> ou <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/cheveux-blancs-les-laisser-pousser-sans-renoncer-au-style/">laisser pousser ses cheveux blancs</a> avec le même plaisir. L’essentiel est que l’apparence reste un jeu et non un examen permanent. Si le regard des autres vous pèse plus que de raison, notre article sur <a href="https://carnetdebal.fr/personne-na-le-droit-de-te-juger/">le jugement d’autrui</a> montre combien il est moins attentif qu’on ne le croit.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/quest-ce-qui-rend-une-femme-vraiment-belle/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Ce que vos gestes de beauté disent de l’image que vous avez de vous</title><link>https://carnetdebal.fr/tes-habitudes-de-beaute-peuvent-influencer-limage-que-tu-as-de-toi-meme/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/tes-habitudes-de-beaute-peuvent-influencer-limage-que-tu-as-de-toi-meme/</guid><pubDate>Wed, 18 Jan 2023 17:56:32 GMT</pubDate><dc:creator>Laura Thomas</dc:creator><category>Beauté</category><description>Dix minutes devant le lavabo, chaque matin, ne servent pas qu’à la peau. Vos habitudes de beauté façonnent aussi l’image que vous avez de vous-même, pour le meilleur quand elles sont un soin, pour le pire quand elles deviennent une inspection. Comment faire la différence.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/tes-habitudes-de-beaute-peuvent-influencer-limage-que-tu-as-de-toi-meme/1200.jpg" alt="Une femme d’une cinquantaine d’années aux cheveux blonds bouclés, en veste grise, applique de la poudre sur sa pommette avec un pinceau, assise devant une table ronde en bois où sont posés un miroir sur pied et des boîtiers de maquillage."></p><p>Le matin, il y a ce moment où l’on passe de la personne qui vient de se lever à celle qui va sortir. Un peu d’eau fraîche, une crème, parfois un trait de crayon ou un rouge à lèvres. Quelques minutes à peine. Elles servent la peau, évidemment, mais elles font autre chose encore&nbsp;: elles fixent, jour après jour, le regard que l’on porte sur soi.</p>
<p>Ce regard peut être indulgent ou sévère. Les mêmes gestes, le même pot de crème, le même miroir peuvent devenir un rendez-vous agréable avec soi-même ou une séance d’inspection. Tout dépend de la manière dont on s’y prend.</p>
<h2 id="un-rituel-qui-decoupe-la-journee">Un rituel qui découpe la journée</h2>
<p>Les anthropologues appellent rites de passage ces cérémonies qui marquent le franchissement d’un seuil. Toutes proportions gardées, une routine de beauté fonctionne un peu ainsi&nbsp;: elle sépare la nuit du jour, la maison du dehors, puis, le soir, le dehors de la maison. Se démaquiller, c’est aussi déposer sa journée.</p>
<p>La valeur de ce rituel tient à sa régularité et à l’attention qu’on y met, bien plus qu’au nombre de produits. Trois gestes faits lentement, en sentant la texture de la crème et la chaleur des mains, apaisent davantage que dix étapes expédiées en regardant l’heure. Beaucoup de femmes le découvrent tard, souvent quand leur peau change, à la ménopause par exemple, et qu’elles doivent tout reprendre de zéro&nbsp;: la routine redevient alors un moment d’écoute plutôt qu’une liste.</p>
<h2 id="prendre-soin-ou-se-surveiller">Prendre soin ou se surveiller</h2>
<p>En 1997, les psychologues américaines Barbara Fredrickson et Tomi-Ann Roberts ont proposé ce qu’elles ont appelé la théorie de l’objectification. Leur idée&nbsp;: dans des sociétés qui jugent sans cesse le corps des femmes, beaucoup d’entre elles apprennent à se regarder de l’extérieur, comme on regarderait un objet exposé. Elles parlent d’auto-objectification. Leurs travaux, et ceux qui ont suivi, l’associent à davantage de honte vis-à-vis du corps et d’anxiété liée à l’apparence.</p>
<p>La salle de bains est l’un des lieux où cette surveillance s’installe le plus facilement. La frontière est subtile. Prendre soin de soi, c’est se demander comment va sa peau&nbsp;: tire-t-elle, a-t-elle froid, a-t-elle besoin de repos&#8239;? Se surveiller, c’est chercher ce qui ne va pas&nbsp;: le pore, la ridule, la tache, le cheveu blanc.</p>
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<p>Une routine de beauté devrait vous rendre à vous-même, pas vous mettre sous surveillance.</p>
</blockquote>
<p>Certains outils poussent vers la surveillance. Le miroir grossissant, utile pour poser un trait d’eye-liner, devient vite une loupe à défauts. La lumière crue du plafonnier durcit tous les visages. Et les images retouchées ou filtrées, sur les écrans, imposent une peau sans texture que personne n’a dans la vraie vie. Une peau réelle a des pores, des reliefs, des rougeurs passagères&#8239;; c’est ainsi qu’on la reconnaît vivante.</p>
<p>Si la préoccupation pour un défaut, réel ou perçu, finit par occuper des heures chaque jour, par empêcher de sortir ou de se montrer, il ne s’agit plus de coquetterie. On parle alors de dysmorphophobie, un trouble qui se soigne&nbsp;: il faut en parler à son médecin traitant, qui pourra orienter vers un psychiatre ou un psychologue.</p>
<h2 id="connaitre-sa-peau-c-est-deja-s-apaiser">Connaître sa peau, c’est déjà s’apaiser</h2>
<p>Il existe une autre manière, moins connue, d’améliorer son rapport au miroir&nbsp;: apprendre. Une femme qui sait ce qu’est sa peau, sèche, grasse, sensible, déshydratée, achète moins au hasard, se déçoit moins, et se juge moins.</p>
<p>Lisez les listes d’ingrédients, dites INCI, imprimées sur chaque emballage. Les ingrédients y figurent par ordre décroissant de concentration, jusqu’au seuil de 1&nbsp;%, en dessous duquel l’ordre est libre. Si l’actif vanté sur la boîte arrive en fin de liste, vous savez à quoi vous en tenir. Les allergènes de parfum les plus courants doivent aussi être mentionnés, ce qui aide celles qui réagissent facilement.</p>
<p>La peau change au fil de la vie, avec les hormones, une grossesse, la ménopause, les saisons. La connaître, c’est accepter qu’une routine qui convenait à trente ans ne convienne plus à cinquante, sans en conclure que quelque chose est «&nbsp;raté&nbsp;». Nos conseils pour la <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/peau-en-hiver-la-routine-qui-change-tout/">peau en hiver</a> partent de cette idée&nbsp;: on soigne la peau qu’on a aujourd’hui, pas celle d’hier.</p>
<h2 id="le-maquillage-comme-langage">Le maquillage comme langage</h2>
<p>Le maquillage peut cacher, et il peut aussi dire. Un rouge franc un jour de réunion difficile, un trait noir un soir de fête, un visage nu un dimanche&nbsp;: ce sont des choix d’expression, comme on choisit une tenue. À dix-sept ans, on essaie des couleurs pour voir qui l’on pourrait être. À soixante-dix, on sait souvent exactement ce qui nous ressemble, et l’on peut encore changer d’avis. Celles qui ont décidé de <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/cheveux-blancs-les-laisser-pousser-sans-renoncer-au-style/">laisser pousser leurs cheveux blancs</a> le racontent souvent&nbsp;: c’est en changeant un geste de beauté qu’elles ont changé le regard qu’elles portaient sur elles.</p>
<p>Le lien entre apparence et estime de soi est pris au sérieux jusque dans les hôpitaux. Dans de nombreux services de cancérologie, des socio-esthéticiennes, des esthéticiennes formées à accompagner les personnes malades, proposent des soins pendant les traitements, quand la peau, les cils ou les sourcils changent. Il ne s’agit pas de futilité&nbsp;: retrouver un visage qu’on reconnaît aide à traverser l’épreuve.</p>
<h2 id="garder-la-routine-a-sa-place">Garder la routine à sa place</h2>
<p>Une habitude de beauté est saine tant qu’elle donne plus qu’elle ne prend. Elle prend trop quand on culpabilise de l’avoir sautée, quand elle coûte plus que ce que le budget permet, quand elle se transforme en examen quotidien dont on sort perdante.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Trois questions à vous poser</p><ul>
<li>Est-ce que je me sens mieux après ma routine, ou seulement soulagée de l’avoir faite&#8239;?</li>
<li>Est-ce que je la fais pour moi, ou pour un regard imaginaire&#8239;?</li>
<li>Combien de temps et d’argent me coûte-t-elle, et est-ce que cela me convient vraiment&#8239;?</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Si les réponses vous déplaisent, simplifiez. Gardez les gestes qui font du bien, rangez le miroir grossissant dans un tiroir, allumez une lumière douce. Votre visage n’a pas besoin d’être examiné chaque matin. Il a besoin d’être soigné, puis oublié pour la journée, pendant que vous vivez votre vie avec.</p>
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