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<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"><channel><title>Carnet de Bal — Art de vivre</title><link>https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/</link><description>Savoir-vivre, table, maison : l’élégance au quotidien.</description><language>fr-FR</language><copyright>© Denis Florent Media Group SRL</copyright><lastBuildDate>Fri, 30 Oct 2026 18:02:34 GMT</lastBuildDate><atom:link href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/rss.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><image><url>https://carnetdebal.fr/icon-512.png</url><title>Carnet de Bal — Art de vivre</title><link>https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/</link></image><item><title>Recevoir sans se ruiner : l’art du dîner simple pour six</title><link>https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 12:07:00 GMT</pubDate><dc:creator>Clotilde de Portzamparc</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>Pour bien recevoir, il ne faut ni argenterie ni traiteur, seulement un plat qui mijote, une table qui donne envie de s’asseoir et une maîtresse de maison qui n’est pas en cuisine. Menu, budget, placement, conversation : la méthode pour un dîner à six qui ressemble à une fête.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/1200.jpg" alt="Vue de dessus d’une table en bois dressée pour un dîner : assiettes à liseré doré, serviettes grises nouées, couverts en argent, chemin de table garni d’eucalyptus et de petites bougies autour d’un gâteau blanc."></p><p>Le plus beau dîner que j’aie donné était un pot-au-feu. Nous étions six, il pleuvait sur Brest, la cuisine sentait le bouillon depuis midi, et personne n’est parti avant une heure du matin. Le plus raté, je m’en souviens aussi&nbsp;: un menu en cinq services, appris dans un livre, que j’ai passé à servir debout, pendant que mes invités parlaient sans moi.</p>
<p>J’en ai tiré une règle. Un dîner se juge à un seul critère, qui n’a rien à voir avec l’argent dépensé&nbsp;: la maîtresse de maison est-elle assise à table&#8239;?</p>
<h2 id="six-le-bon-nombre">Six, le bon nombre</h2>
<p>À six, une seule conversation peut circuler autour de la table. À huit, elle se scinde en deux&#8239;; à dix, en trois, et l’hôtesse ne sait plus où donner de la tête. Six, c’est aussi une table ordinaire et une seule fournée de vaisselle. Mélangez les cercles&nbsp;: deux couples qui se connaissent et deux personnes qui ne connaissent personne, c’est le bon dosage pour que chacun apprenne quelque chose.</p>
<h2 id="un-menu-qui-travaille-pour-vous">Un menu qui travaille pour vous</h2>
<p>Le secret d’un dîner détendu tient dans le choix du plat principal&nbsp;: il doit pouvoir attendre. Un rôti exige une cuisson au moment, une sole meunière aussi. Un bœuf-carottes, une poule au pot, un curry de légumes, une blanquette ou des lasagnes, en revanche, se préparent la veille et sont meilleurs réchauffés. Le jour venu, il suffit de les remettre sur le feu.</p>
<p>Pour l’entrée, une soupe en petites tasses, comme ce <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/soupes-d-automne-cinq-recettes-de-grand-mere/">velouté de châtaignes</a>, ou une salade d’automne préparée à l’avance et assaisonnée au dernier moment. Pour le fromage, mieux vaut un seul beau morceau, un comté de longue garde ou un brie de Meaux bien fait, qu’un plateau de cinq fromages médiocres. Pour le dessert, une tarte aux pommes ou une mousse au chocolat, qui se fait la veille et ne demande qu’à sortir du réfrigérateur.</p>
<p>Et du bon pain, d’une bonne boulangerie. C’est la dépense la plus modeste du dîner, et celle que tout le monde remarque.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Le menu pour six, à titre indicatif</p><ul>
<li>Velouté de châtaignes ou de potiron&nbsp;: environ 6&nbsp;€</li>
<li>Bœuf-carottes (1,5 kg de paleron, 1,5 kg de carottes, oignons, vin rouge)&nbsp;: environ 30&nbsp;€</li>
<li>Un beau morceau de comté (400 à 500 g)&nbsp;: environ 12&nbsp;€</li>
<li>Tarte aux pommes maison&nbsp;: environ 5&nbsp;€</li>
<li>Deux baguettes de tradition&nbsp;: environ 3&nbsp;€</li>
<li>Soit une soixantaine d’euros hors vin, une dizaine par convive, selon les régions et les marchés.</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Le vin, justement. Vos invités en apporteront sans doute. L’usage veut que la bouteille offerte soit un cadeau&nbsp;: vous n’êtes pas tenue de l’ouvrir le soir même, surtout si elle ne va pas avec le plat. Prévoyez donc le vin du repas vous-même, et gardez la leur pour une autre occasion.</p>
<h2 id="la-table-ou-l-art-de-faire-beaucoup-avec-peu">La table, ou l’art de faire beaucoup avec peu</h2>
<p>Une nappe blanche ou en lin, même un drap ancien bien repassé, transforme n’importe quelle table de cuisine. Si votre table est belle, un simple chemin de table suffit. Les assiettes dépareillées ont beaucoup de charme dès qu’elles sont assorties par la couleur&#8239;; personne ne viendra vérifier qu’elles sortent du même service.</p>
<p>Pour le centre, deux erreurs à éviter&nbsp;: les bouquets trop hauts, qui empêchent de voir son vis-à-vis, et les bougies parfumées, dont l’odeur se mêle à celle du plat. Des bougies blanches sans parfum et quelques branches de saison dans un pichet bas&nbsp;: voilà une table d’automne pour presque rien.</p>
<blockquote>
<p>Mes invités n’ont jamais remarqué que mes assiettes étaient dépareillées. Ils ont tous remarqué que j’étais assise avec eux.</p>
</blockquote>
<h2 id="le-placement-cet-art-discret">Le placement, cet art discret</h2>
<p>On pourrait laisser chacun s’asseoir où il veut. C’est le meilleur moyen de voir les couples côte à côte et les timides en bout de table. Le placement n’a rien de guindé&nbsp;: il sert à ce que chacun passe une bonne soirée.</p>
<p>La tradition place la maîtresse et le maître de maison face à face, au milieu de la table, l’invité d’honneur à la droite de l’hôtesse et l’invitée d’honneur à la droite de l’hôte. On sépare les couples, on alterne autant que possible. À cela s’ajoutent des règles de bon sens&nbsp;: placez-vous du côté de la cuisine, pour pouvoir vous lever sans déranger&#8239;; asseyez la personne réservée à côté de quelqu’un de chaleureux, et le grand bavard à côté de quelqu’un qui sait lui répondre&#8239;; évitez de réunir deux convives qui se sont fâchés l’an dernier.</p>
<h2 id="la-conversation-c-est-vous-qui-la-menez">La conversation, c’est vous qui la menez</h2>
<p>Recevoir, c’est aussi veiller à ce que personne ne reste à l’écart. Présentez les invités avec une phrase qui leur donne un sujet commun, comme le recommande la cinquième de nos <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/dix-regles-de-savoir-vivre-qui-tiennent-encore/">dix règles de savoir-vivre</a>. Relancez celui qui se tait en lui posant une question précise. Si un sujet s’envenime, changez de cap sans brusquerie, en apportant le plat suivant par exemple.</p>
<p>On disait autrefois qu’on ne parlait à table ni de politique, ni de religion, ni d’argent. La règle était un peu étouffante. On peut parler de tout, à condition d’écouter autant qu’on parle et de ne pas transformer le dîner en tribunal. Votre rôle consiste moins à briller qu’à faire briller les autres.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Le compte à rebours</p><ul>
<li>Trois jours avant&nbsp;: les invitations sont confirmées, la liste de courses est faite.</li>
<li>La veille&nbsp;: le plat mijoté et le dessert sont prêts, le fromage est acheté.</li>
<li>Le matin&nbsp;: la table est dressée, le vin blanc est au frais.</li>
<li>Une heure avant&nbsp;: on réchauffe doucement, on s’habille, on s’assoit cinq minutes.</li>
<li>À l’arrivée des invités&nbsp;: un verre, quelques olives ou des radis au beurre, et l’on vient s’asseoir avec eux.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="savoir-finir">Savoir finir</h2>
<p>Un dîner réussi s’achève au salon, ou à table, autour d’une infusion. Ne débarrassez pas tout pendant que vos invités sont là&nbsp;: rien ne dit plus clairement qu’il est temps de partir. Et si quelqu’un propose de vous aider à faire la vaisselle, la réponse polie est non, merci, avec un sourire. Elle vous attendra jusqu’au lendemain, et vous aurez gardé le meilleur de la soirée.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Ce que l’aristocratie peut encore nous apprendre, et ce qu’elle doit oublier</title><link>https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/ce-que-l-aristocratie-peut-encore-nous-apprendre/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/ce-que-l-aristocratie-peut-encore-nous-apprendre/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 09:44:00 GMT</pubDate><dc:creator>Clotilde de Portzamparc</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>La noblesse a perdu ses privilèges en 1790, mais elle a gardé des habitudes. Certaines méritent d’être volées sans scrupule : la tenue, la discrétion, le goût du temps long. D’autres peuvent disparaître sans que personne les pleure. Petit inventaire, à l’usage de toutes.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/ce-que-l-aristocratie-peut-encore-nous-apprendre/1200.jpg" alt="Une petite salle à manger de château aux boiseries vert pâle : table ronde nappée, assiettes de porcelaine, verres en cristal taillé et un grand cerf de cristal au centre, près d’une fenêtre voilée de blanc."></p><p>J’ai grandi dans un manoir du Finistère où il pleuvait dans le grand salon et où l’on servait le thé à cinq heures précises. Cela résume assez bien une certaine noblesse de province&nbsp;: des principes impeccables et une toiture qui ne l’est pas. On y mettait une bassine sous la fuite, on posait la théière sur la desserte, et personne ne commentait ni l’une ni l’autre.</p>
<p>C’est peut-être la première chose que j’ai apprise de ce monde-là&nbsp;: on fait avec ce qu’on a, et l’on ne s’en plaint pas devant les invités. Je n’en ai pas gardé que de bons souvenirs. Mais puisque chacune se demande un jour ce qu’elle veut transmettre à ses enfants, il me semble utile de faire le tri, avec un peu d’humour, entre ce que cette vieille classe peut encore nous apprendre et ce qu’elle ferait bien d’oublier.</p>
<h2 id="une-noblesse-sans-privileges-mais-pas-sans-habitudes">Une noblesse sans privilèges, mais pas sans habitudes</h2>
<p>Rappelons les choses. L’Assemblée constituante a aboli la noblesse héréditaire et ses titres par un décret du 19 juin 1790. Napoléon en a créé une autre, la noblesse d’Empire, à partir de 1808, et les régimes suivants ont joué avec les titres. Aujourd’hui, être noble ne donne en France aucun droit, aucun privilège, et pas même une place de parking.</p>
<p>Précisons aussi, pour les amateurs de généalogie, que la particule ne prouve rien. Bien des familles nobles n’en ont jamais eu, et bien des «&nbsp;de&nbsp;» sont parfaitement roturiers. On peut porter un nom à rallonge et n’avoir pour tout héritage que l’humidité d’une maison de famille.</p>
<p>Ce qui reste, ce sont des manières. Et c’est là que l’inventaire devient intéressant.</p>
<h2 id="la-tenue-qui-n-a-rien-a-voir-avec-les-vetements">La tenue, qui n’a rien à voir avec les vêtements</h2>
<p>Dans ces familles, «&nbsp;se tenir&nbsp;» était une injonction de chaque instant. Le dos droit à table n’en était que la partie visible. Se tenir, c’était ne pas faire de scène en public, et ne pas se plaindre du froid dans une maison qu’on ne pouvait pas chauffer. On s’habillait pour dîner même quand le dîner était une soupe, par égard pour ceux qui partageaient la table.</p>
<p>Cette retenue a ses excès, nous y viendrons. Mais elle contient une idée précieuse&nbsp;: nos humeurs ne regardent pas forcément les autres, et la maîtrise de soi est une forme de politesse. On ne la confondra pas avec le refus de dire qu’on souffre. Il y a un monde entre pleurer chez son médecin et s’effondrer au milieu d’un dîner.</p>
<h2 id="la-discretion-surtout-sur-l-argent">La discrétion, surtout sur l’argent</h2>
<p>Dans le milieu où j’ai grandi, on ne parlait pas d’argent, on ne disait pas ce que coûtaient les choses, et l’on aurait trouvé du dernier vulgaire de citer la marque de sa montre. Je garde de cette école une méfiance tenace pour l’étalage, qui a toujours quelque chose d’humiliant pour ceux qui ne peuvent pas suivre.</p>
<p>Il faut pourtant nuancer. Le silence sur l’argent arrangeait surtout ceux qui en avaient. Ne pas parler de salaires, par exemple, a longtemps desservi les femmes, qui ignoraient ce que gagnaient leurs collègues masculins&#8239;; notre rubrique société explique très bien <a href="https://carnetdebal.fr/societe/egalite-salariale-pourquoi-l-ecart-resiste/">pourquoi l’écart de salaire résiste</a>. On peut donc garder la discrétion sur ce que l’on possède, et parler franchement de ce que l’on gagne.</p>
<blockquote>
<p>Une règle qui ne sert qu’à exclure n’est pas du savoir-vivre&#8239;; c’est un péage.</p>
</blockquote>
<h2 id="le-meme-ton-pour-tous">Le même ton pour tous</h2>
<p>Les meilleures personnes de ce monde-là, et j’en ai connu, parlaient exactement de la même façon au jardinier et au préfet. C’est une forme d’élégance qui ne coûte rien et que tout le monde peut s’approprier. Elle rejoint l’une de nos <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/dix-regles-de-savoir-vivre-qui-tiennent-encore/">dix règles de savoir-vivre</a>&nbsp;: dire bonjour à ceux qui vous servent, et les regarder en le disant.</p>
<h2 id="le-sens-de-la-transmission">Le sens de la transmission</h2>
<p>C’est sans doute ce que l’aristocratie fait de mieux. On y plante des chênes qu’on ne verra jamais adultes. On garde les lettres et les photographies annotées au dos. On raconte aux enfants l’histoire de l’arrière-grand-oncle et du tableau de l’escalier, si bien qu’ils savent d’où ils viennent avant de savoir lire.</p>
<p>Rien de tout cela n’exige un château. N’importe quelle famille peut garder les lettres d’une grand-mère et écrire le nom des gens au dos des photos. C’est même devenu urgent&nbsp;: nos souvenirs dorment désormais dans des téléphones que personne n’ouvrira dans cinquante ans.</p>
<p>On attribue au duc de Lévis, au début du XIX<sup>e</sup> siècle, la formule «&nbsp;noblesse oblige&nbsp;». Elle a souvent servi de vernis. Prise au sérieux, elle dit une chose juste&nbsp;: ce qu’on a reçu crée des devoirs plutôt que des droits. Cela vaut pour un nom, et tout autant pour une éducation ou un peu d’aisance.</p>
<h2 id="ce-qui-peut-disparaitre-sans-regret">Ce qui peut disparaître sans regret</h2>
<p><strong>La morgue.</strong> Ce mélange de condescendance et d’ennui que certains prennent pour de la distinction. Il n’a jamais rendu personne plus aimable, et il a fait beaucoup de mal à ceux qui le subissaient.</p>
<p><strong>L’entre-soi.</strong> Les rallyes, ces soirées organisées pour que les jeunes gens d’un même milieu se rencontrent et, si possible, s’épousent, ont été minutieusement décrits par les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, notamment dans <em>Les Ghettos du gotha</em> (2007). On y voit un monde qui se protège à force de se fermer. Une famille qui ne fréquente que ses semblables finit par ne plus rien apprendre.</p>
<p><strong>Les mots de passe.</strong> Ne pas dire «&nbsp;enchanté&nbsp;», ne pas souhaiter «&nbsp;bon appétit&nbsp;»&nbsp;: ces usages n’ont aucune autre fonction que de repérer ceux qui ne les connaissent pas. La romancière anglaise Nancy Mitford s’en amusait déjà dans les années 1950, en dressant la liste des mots qui trahissaient l’appartenance sociale outre-Manche. Une règle qui ne sert qu’à exclure n’est pas du savoir-vivre&#8239;; c’est un péage.</p>
<p><strong>La préférence pour les fils.</strong> Depuis la Révolution, la loi impose l’égalité des enfants dans les successions. Bien des familles ont longtemps trouvé des arrangements pour que la maison revienne au fils aîné, tandis que les filles recevaient une dot et des conseils de maintien. Cette coutume-là peut rejoindre la bassine sous la fuite, au rayon des souvenirs.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">À garder, à laisser</p><ul>
<li>À garder&nbsp;: se tenir en public, la discrétion sur ce que l’on possède, le même ton pour tous, le goût du temps long, les lettres et les photos annotées.</li>
<li>À laisser&nbsp;: la morgue, l’entre-soi, les codes qui ne servent qu’à exclure, le silence sur les salaires, l’héritage réservé aux garçons.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="l-art-de-retrancher">L’art de retrancher</h2>
<p>Le château de Cheverny, dans le Loir-et-Cher, a servi de modèle à Hergé pour Moulinsart, le domaine du capitaine Haddock. Le dessinateur lui a simplement retiré ses deux ailes. J’y vois une jolie leçon&nbsp;: ce que l’aristocratie a de meilleur apparaît dès qu’on lui ôte ce qu’elle a de trop.</p>
<p>Les bonnes manières, au fond, n’ont jamais appartenu à une classe. Elles appartiennent à celles et ceux qui pensent aux autres avant de penser à eux. C’est pour cela qu’on peut les apprendre partout, y compris autour d’une table de cuisine, un soir où l’on <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/">reçoit six amis sans se ruiner</a>.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/ce-que-l-aristocratie-peut-encore-nous-apprendre/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Soupes d’automne : cinq recettes de grand-mère pour les soirs de novembre</title><link>https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/soupes-d-automne-cinq-recettes-de-grand-mere/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/soupes-d-automne-cinq-recettes-de-grand-mere/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 08:33:00 GMT</pubDate><dc:creator>Clotilde de Portzamparc</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>Quand la nuit tombe avant 18 heures, rien ne console comme une soupe qui mijote. Cinq recettes de grand-mère, du velouté de potiron à la garbure béarnaise, avec des quantités justes pour quatre et les gestes qui font la différence.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/soupes-d-automne-cinq-recettes-de-grand-mere/1200.jpg" alt="Vue de dessus d’un bol de velouté orangé parsemé de graines de courge et d’herbes, posé sur une serviette vert d’eau, avec des amandes et des chrysanthèmes autour."></p><p>Chez nous, le soir, il y avait de la soupe. Pas «&nbsp;un potage&nbsp;», mot que ma mère réservait aux dîners où l’on sortait l’argenterie&nbsp;: de la soupe, servie dans de grandes assiettes creuses, avec du pain. Le mot lui-même vient de là. La soupe désignait d’abord la tranche de pain sur laquelle on versait le bouillon, et c’est d’elle que le souper tient son nom.</p>
<p>Depuis le changement d’heure, la nuit tombe avant 18 heures et l’envie revient d’une casserole qui frémit. Voici cinq recettes de famille, assez simples pour un mardi, assez bonnes pour des invités. Les quantités sont prévues pour quatre personnes, en grandes assiettes.</p>
<h2 id="le-veloute-de-potiron-doux-comme-un-plaid">Le velouté de potiron, doux comme un plaid</h2>
<p>Le potiron et la citrouille ne sont pas la même plante. La citrouille, celle d’Halloween, a une chair filandreuse et aqueuse&#8239;; le potiron, plus dense et plus sucré, donne des veloutés autrement plus soyeux. Le potimarron, dont on peut garder la peau, fait aussi très bien l’affaire.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Ingrédients pour 4</p><ul>
<li>Préparation&nbsp;: 20 minutes. Cuisson&nbsp;: 30 minutes.</li>
<li>1 kg de potiron (environ 800 g de chair épluchée)</li>
<li>1 oignon</li>
<li>1 pomme de terre moyenne (150 g)</li>
<li>30 g de beurre</li>
<li>75 cl de bouillon de volaille ou de légumes</li>
<li>10 cl de crème liquide</li>
<li>Noix de muscade, sel, poivre</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Faites fondre l’oignon émincé dans le beurre pendant cinq minutes, sans le colorer. Ajoutez le potiron et la pomme de terre en cubes, couvrez de bouillon, salez légèrement. Laissez cuire vingt-cinq minutes à petits bouillons, jusqu’à ce que la pointe d’un couteau s’enfonce sans résistance. Mixez longuement, ajoutez la crème, une râpée de muscade, et rectifiez l’assaisonnement. Quelques graines de courge grillées à sec dans une poêle font une jolie garniture.</p>
<h2 id="poireaux-pommes-de-terre-la-soupe-de-toujours">Poireaux-pommes de terre, la soupe de toujours</h2>
<p>C’est la soupe la plus française qui soit, et la plus économique. Mixée, elle s’appelle potage Parmentier. Froide et enrichie de crème, elle devient la vichyssoise, qu’un cuisinier né dans l’Allier, Louis Diat, a mise à la carte du Ritz-Carlton de New York dans les années 1910. Chez ma grand-mère, on ne la mixait pas&nbsp;: les morceaux de poireau devaient se voir.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Ingrédients pour 4</p><ul>
<li>Préparation&nbsp;: 15 minutes. Cuisson&nbsp;: 35 minutes.</li>
<li>3 poireaux (environ 600 g)</li>
<li>400 g de pommes de terre à chair farineuse (bintje)</li>
<li>30 g de beurre</li>
<li>1,25 l d’eau</li>
<li>2 cuillerées à soupe de crème fraîche (facultatif)</li>
<li>Quelques brins de ciboulette, sel, poivre</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Fendez les poireaux en deux dans la longueur et rincez-les soigneusement, la terre se loge entre les feuilles. Émincez le blanc et la moitié du vert. Faites-les suer cinq minutes dans le beurre, ajoutez les pommes de terre en dés et l’eau, salez. Comptez trente minutes de cuisson à frémissement. Écrasez grossièrement à la fourchette ou mixez, selon votre camp. Une cuillerée de crème et de la ciboulette au moment de servir.</p>
<h2 id="la-gratinee-a-l-oignon-celle-des-petits-matins">La gratinée à l’oignon, celle des petits matins</h2>
<p>Pendant des décennies, les noctambules parisiens finissaient la nuit aux Halles devant une gratinée, au milieu des forts qui commençaient leur journée. Les Halles sont parties à Rungis en 1969&#8239;; la soupe est restée. Son secret tient en un mot&nbsp;: la patience. Les oignons doivent cuire très lentement, jusqu’à devenir blonds puis ambrés, sans jamais brûler.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Ingrédients pour 4</p><ul>
<li>Préparation&nbsp;: 20 minutes. Cuisson&nbsp;: 1 heure 10.</li>
<li>800 g d’oignons jaunes (5 ou 6)</li>
<li>40 g de beurre</li>
<li>1 cuillerée à soupe de farine (15 g)</li>
<li>15 cl de vin blanc sec</li>
<li>1 l de bouillon de bœuf</li>
<li>1 feuille de laurier, 1 brin de thym</li>
<li>8 tranches de baguette rassise</li>
<li>120 g de comté râpé</li>
<li>Sel, poivre</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Émincez finement les oignons. Faites-les fondre dans le beurre à feu doux pendant trente-cinq minutes, en remuant souvent. Saupoudrez de farine, mélangez une minute, puis versez le vin blanc et laissez-le s’évaporer. Ajoutez le bouillon, le laurier et le thym, et laissez mijoter vingt minutes. Répartissez la soupe dans des bols qui vont au four, posez deux tranches de pain sur chacun, couvrez généreusement de fromage. Passez huit à dix minutes sous le gril bien chaud, jusqu’à ce que le fromage bouillonne et dore.</p>
<blockquote>
<p>Une soupe ratée, cela n’existe presque pas&nbsp;: il manque souvent un peu de sel, ou vingt minutes de patience.</p>
</blockquote>
<h2 id="le-veloute-de-chataignes-la-soupe-des-jours-de-fete">Le velouté de châtaignes, la soupe des jours de fête</h2>
<p>C’est la plus élégante des cinq, celle que je sers aux invités en entrée, dans de petites tasses. Les châtaignes cuites vendues en bocal ou sous vide rendent la recette très rapide. Si vous partez de châtaignes fraîches, d’Ardèche ou des Cévennes, prévoyez une bonne demi-heure d’épluchage en plus, et une amie bavarde pour vous tenir compagnie.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Ingrédients pour 4</p><ul>
<li>Préparation&nbsp;: 10 minutes. Cuisson&nbsp;: 25 minutes.</li>
<li>400 g de châtaignes cuites et épluchées</li>
<li>1 oignon ou 2 échalotes</li>
<li>1 petit blanc de poireau</li>
<li>20 g de beurre</li>
<li>80 cl de bouillon de volaille</li>
<li>15 cl de crème liquide</li>
<li>Sel, poivre, une pointe de muscade</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Faites revenir l’oignon et le poireau émincés dans le beurre pendant cinq minutes. Ajoutez les châtaignes, gardez-en trois ou quatre pour le décor, et versez le bouillon. Laissez cuire vingt minutes à couvert. Mixez très finement, ajoutez la crème et assaisonnez. Servez avec les châtaignes réservées émiettées sur le dessus. Quelques lardons grillés ou un filet d’huile de noix ne gâchent rien.</p>
<h2 id="la-garbure-un-repas-a-elle-seule">La garbure, un repas à elle seule</h2>
<p>Dans le Béarn et en Gascogne, la garbure n’est pas une entrée, c’est le dîner. Épaisse, chargée de chou, de haricots et de confit, elle doit être assez dense, dit-on là-bas, pour que la cuillère y tienne debout. À la fin, on fait chabrot&nbsp;: un trait de vin rouge versé dans le fond de bouillon, que l’on boit à même l’assiette. Ce n’est peut-être pas la règle de savoir-vivre la plus orthodoxe, mais c’en est une.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Ingrédients pour 4</p><ul>
<li>Préparation&nbsp;: 30 minutes, plus 12 heures de trempage la veille. Cuisson&nbsp;: 2 heures 30.</li>
<li>250 g de haricots blancs secs (tarbais ou lingots)</li>
<li>2 cuisses de canard confites</li>
<li>150 g de ventrèche ou de lard demi-sel, en un morceau</li>
<li>½ chou vert frisé (environ 600 g)</li>
<li>3 carottes</li>
<li>2 navets</li>
<li>3 pommes de terre (400 g)</li>
<li>1 poireau</li>
<li>1 oignon</li>
<li>3 gousses d’ail</li>
<li>1 bouquet garni</li>
<li>2,5 l d’eau</li>
<li>Poivre, et du sel avec prudence</li>
</ul>
</blockquote>
<p>La veille, mettez les haricots à tremper dans un grand volume d’eau froide. Le jour même, égouttez-les et placez-les dans une grande cocotte avec l’eau, la ventrèche, l’oignon et le bouquet garni. Laissez frémir une heure. Ajoutez les carottes et les navets en morceaux, le poireau en tronçons et l’ail, et poursuivez trente minutes. Ajoutez le chou en lanières et les pommes de terre en gros dés, puis comptez quarante minutes. Enfin, posez les cuisses de canard sur le dessus avec une cuillerée de leur graisse, et laissez-les chauffer vingt minutes. Goûtez avant de saler&nbsp;: la ventrèche et le confit le sont déjà. Servez le bouillon et les légumes sur des tranches de pain de campagne, la viande à part.</p>
<h2 id="quelques-gestes-qui-changent-tout">Quelques gestes qui changent tout</h2>
<p>Salez en deux fois, au début et à la fin, car une soupe réduit et se concentre en cuisant. Mixez toujours hors du feu, et méfiez-vous du blender rempli de liquide brûlant, qui peut projeter son couvercle. Presque toutes ces soupes sont meilleures le lendemain et se congèlent sans difficulté, sauf celles à base de pommes de terre, qui prennent alors une texture un peu farineuse.</p>
<p>Si vous recevez ces jours-ci, le velouté de châtaignes ouvre parfaitement <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/">un dîner simple pour six</a>. Et si la soupe ne suffit pas à chasser le cafard de novembre, notre rubrique psycho explique <a href="https://carnetdebal.fr/psycho/blues-de-novembre-pourquoi-le-changement-d-heure-nous-pese/">pourquoi le changement d’heure nous pèse</a>.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/soupes-d-automne-cinq-recettes-de-grand-mere/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Dix règles de savoir-vivre qui tiennent encore, et pourquoi</title><link>https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/dix-regles-de-savoir-vivre-qui-tiennent-encore/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/dix-regles-de-savoir-vivre-qui-tiennent-encore/</guid><pubDate>Fri, 30 Oct 2026 06:11:00 GMT</pubDate><dc:creator>Clotilde de Portzamparc</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>Le savoir-vivre a mauvaise réputation : on le croit fait de couverts à poisson et de révérences. Les bonnes règles servent pourtant à une seule chose, mettre les autres à l’aise. Dix usages qui ont traversé les époques, et la raison pour laquelle ils méritent de rester.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/dix-regles-de-savoir-vivre-qui-tiennent-encore/1200.jpg" alt="Une longue table de dîner éclairée à la bougie : verres de vin blanc, corbeille de pain, et au centre une main qui tient une assiette de poisson garnie d’herbes."></p><p>Ma grand-mère possédait un exemplaire des <em>Usages du monde</em> de la baronne Staffe, publiés en 1889, qu’elle consultait comme d’autres un dictionnaire. On y apprenait l’art de recevoir, celui de rendre les visites, et mille usages oubliés. J’ai gardé le livre. Je ne m’en sers plus, mais je le relis pour une raison simple&nbsp;: il est très instructif de voir ce qui a disparu, et plus encore ce qui est resté.</p>
<p>Le tri se fait presque tout seul. Les règles qui ne servaient qu’à distinguer les initiés des autres sont tombées. Celles qui rendaient la vie plus douce à quelqu’un d’autre ont survécu. En voici dix.</p>
<h2 id="1-repondre-a-une-invitation-vite-et-clairement">1. Répondre à une invitation, vite et clairement</h2>
<p>Celui qui invite doit compter les chaises et acheter le gigot. Chaque «&nbsp;je te dis ça plus tard&nbsp;» lui complique la tâche. On répond dans les jours qui suivent, par oui ou par non, et si c’est non, on n’est pas tenu de se justifier longuement&nbsp;: «&nbsp;Je suis prise ce soir-là, je le regrette&nbsp;» suffit. Et un oui engage. Se décommander la veille pour une meilleure offre est l’une des rares fautes que les hôtes n’oublient jamais.</p>
<h2 id="2-arriver-a-l-heure-ou-un-peu-apres-jamais-avant">2. Arriver à l’heure, ou un peu après, jamais avant</h2>
<p>Pour un rendez-vous de travail ou un train, l’heure est l’heure. Pour un dîner chez des amis, la tradition française accorde un petit quart d’heure. Ce n’est pas de la nonchalance&nbsp;: c’est laisser à l’hôtesse le temps d’enlever son tablier et d’allumer les bougies. Arriver en avance, en revanche, oblige quelqu’un à vous recevoir avant d’être prêt. Si vous êtes en avance, faites le tour du pâté de maisons. Si vous êtes en retard de plus de vingt minutes, prévenez.</p>
<h2 id="3-dire-bonjour-a-ceux-qui-vous-servent">3. Dire bonjour à ceux qui vous servent</h2>
<p>Au chauffeur de bus, à la caissière, au livreur, au serveur, à la personne qui nettoie le bureau. Ce bonjour ne coûte rien et change une journée de travail&nbsp;: il dit à quelqu’un qu’on le voit. C’est sans doute la règle la plus démocratique du savoir-vivre, et la plus révélatrice.</p>
<blockquote>
<p>On juge très vite quelqu’un à la façon dont il parle aux personnes dont il n’attend rien.</p>
</blockquote>
<h2 id="4-ranger-son-telephone-et-pas-sur-la-table">4. Ranger son téléphone, et pas sur la table</h2>
<p>Un téléphone posé à côté de l’assiette, même retourné, dit à vos voisins qu’ils peuvent être interrompus à tout moment par quelqu’un de plus important. Le ranger dans son sac ou sa poche, c’est offrir toute son attention, ce qui est devenu le cadeau le plus rare. Si vous attendez un appel vraiment urgent, un enfant malade, une mère à l’hôpital, dites-le en arrivant&nbsp;: chacun comprendra, et vous pourrez décrocher sans gêne.</p>
<h2 id="5-presenter-les-gens-les-uns-aux-autres">5. Présenter les gens les uns aux autres</h2>
<p>Laisser deux personnes face à face sans les présenter, c’est les condamner à un silence embarrassé. La règle classique veut qu’on présente le plus jeune au plus âgé, et l’homme à la femme. L’essentiel est ailleurs&nbsp;: ajouter une phrase qui donne à chacun une prise. «&nbsp;Anne, voici Marc, qui revient de Lisbonne, où tu rêves d’aller.&nbsp;» La conversation est lancée, et vous pouvez retourner surveiller le four.</p>
<h2 id="6-attendre-que-tout-le-monde-soit-servi">6. Attendre que tout le monde soit servi</h2>
<p>À table, on ne commence pas tant que l’hôtesse n’a pas pris sa fourchette, ou qu’elle n’a pas invité à commencer, ce qu’elle fera si le plat refroidit. La règle n’a rien de cérémonieux. Elle signifie que personne ne mange pendant que d’autres attendent leur assiette, et que celle qui a cuisiné aura le temps de s’asseoir.</p>
<h2 id="7-ne-pas-commenter-le-corps-des-autres">7. Ne pas commenter le corps des autres</h2>
<p>«&nbsp;Tu as maigri&#8239;!&nbsp;», «&nbsp;Tu as l’air fatiguée&nbsp;», «&nbsp;C’est pour quand, le bébé&#8239;?&nbsp;» Ces phrases partent d’une bonne intention et tombent souvent très mal. On ne sait rien de la maladie ou du chagrin qui se cachent derrière un changement de silhouette. La règle est moderne, mais elle prolonge une très vieille discrétion&nbsp;: on ne parle pas de ce qui ne nous regarde pas. Un compliment sur une robe ou une coiffure, choisies par la personne, ne pose aucun problème.</p>
<h2 id="8-ecrire-pour-remercier">8. Écrire pour remercier</h2>
<p>Après un dîner, un week-end, un cadeau, un service rendu, on remercie. Un message le lendemain suffit pour un dîner entre amis&#8239;; une lettre ou une carte manuscrite fait un effet considérable pour un séjour ou un geste important. Ce n’est pas une formalité&nbsp;: c’est dire à celui qui s’est donné du mal que ce mal a été remarqué. Rien ne décourage plus de recevoir que le silence qui suit.</p>
<h2 id="9-rendre-ce-qu-on-emprunte-et-le-plat-de-la-tarte">9. Rendre ce qu’on emprunte, et le plat de la tarte</h2>
<p>Le livre prêté, la valise, l’échelle, et le fameux plat dans lequel une amie vous avait apporté une tarte. On le rend propre, et si possible avec quelque chose dedans&nbsp;: c’est une tradition charmante, qui fait circuler les plats entre les maisons pendant des années. Un objet qu’on ne rend pas finit par coûter plus cher que ce qu’il vaut&nbsp;: il coûte une amitié.</p>
<h2 id="10-savoir-partir">10. Savoir partir</h2>
<p>Les hôtes, eux, ne peuvent pas dire qu’ils sont fatigués. Au dîner, quand le maître de maison réprime un bâillement ou que le café a été servi depuis longtemps, on se lève. On ne fait pas non plus durer les adieux une demi-heure dans l’entrée, manteau sur le dos. Partir au bon moment, c’est laisser aux autres le souvenir d’une soirée qui aurait pu durer encore.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Celles qu’on peut oublier sans remords</p><ul>
<li>L’interdiction de dire «&nbsp;bon appétit&nbsp;»&nbsp;: la formule fait plaisir à beaucoup de gens, et n’a jamais blessé personne.</li>
<li>Le petit doigt levé en tenant sa tasse, qui n’a jamais été une règle, seulement une caricature.</li>
<li>Le baisemain improvisé&nbsp;: il obéit à des usages si précis qu’il vaut mieux s’abstenir quand on ne les connaît pas.</li>
<li>La consigne de ne jamais couper sa salade, née, dit-on, à l’époque où le vinaigre noircissait les lames en argent.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="une-seule-regle-derriere-toutes-les-autres">Une seule règle derrière toutes les autres</h2>
<p>À relire cette liste, on voit qu’elle se résume à une question&nbsp;: qu’est-ce qui mettra l’autre à l’aise&#8239;? La baronne Staffe avait d’autres priorités, et l’on ne s’en plaindra pas. Si vous recevez bientôt, nous avons rassemblé quelques conseils pour <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/">un dîner simple et réussi</a>. Et pour les curieuses, nous avons cherché <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/ce-que-l-aristocratie-peut-encore-nous-apprendre/">ce que l’aristocratie peut encore nous apprendre</a>, et ce qu’elle ferait mieux d’oublier.</p>
<p>Une dernière chose. Si quelqu’un à table commet une faute, ne la relevez pas. Ne pas faire remarquer la maladresse d’un autre est peut-être la plus élégante de toutes les règles, et la seule que ma grand-mère n’avait pas trouvée dans son livre.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/dix-regles-de-savoir-vivre-qui-tiennent-encore/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Six types de personnes à tenir à distance, et comment s’y prendre avec tact</title><link>https://carnetdebal.fr/6-types-de-personnes-a-eloigner-de-toi/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/6-types-de-personnes-a-eloigner-de-toi/</guid><pubDate>Sat, 18 Feb 2023 23:46:43 GMT</pubDate><dc:creator>Clotilde de Portzamparc</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>On ne choisit ni ses collègues, ni sa belle-famille, ni ses voisins de palier. On choisit en revanche la place qu’on leur laisse. Six types de personnes à éloigner de votre vie, et l’art, très ancien, de prendre ses distances sans claquer la porte.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/6-types-de-personnes-a-eloigner-de-toi/1200.jpg" alt="Sous un ciel d’orage gris ardoise, une silhouette en veste rouge marche seule sur un sentier de terre qui serpente entre les herbes hautes, vers une colline sombre."></p><p>Ma mère avait une formule pour les gens qu’elle ne souhaitait plus voir&nbsp;: «&nbsp;Nous nous croiserons avec plaisir.&nbsp;» Elle la prononçait avec un sourire parfait, et la personne repartait sans comprendre qu’elle venait d’être congédiée. Nous ne nous sommes jamais croisés avec qui que ce soit. C’était, je crois, la forme la plus courtoise de la rupture.</p>
<p>Le savoir-vivre a toujours su organiser la distance. On l’oublie, parce qu’on le croit tout entier occupé à rapprocher les gens. Mais vouvoyer, rester dans l’entrée, ne pas rendre une invitation, ce sont aussi des manières de tenir quelqu’un à bonne distance sans l’humilier.</p>
<p>Une précision avant la liste&nbsp;: il ne s’agit pas de ranger les gens dans des cases. Nous avons tous été, un jour de fatigue, pessimiste ou médisante. Ce sont les comportements qui se répètent qui doivent alerter, pas l’écart d’un soir.</p>
<h2 id="1-le-pessimiste-qui-eteint-tout">1. Le pessimiste qui éteint tout</h2>
<p>Vous parlez d’un projet, il vous explique pourquoi il échouera. Vous évoquez un voyage, il connaît quelqu’un qui s’y est fait voler son passeport. Un peu de prudence rend service&#8239;; un pessimisme permanent finit par déteindre, et l’on rentre de chaque conversation avec moins d’élan qu’on n’en avait.</p>
<p><strong>Comment prendre ses distances.</strong> Ne partagez plus vos projets avec lui tant qu’ils sont fragiles. Racontez-les une fois faits. Il ne pourra plus vous prédire qu’ils échoueront, et vous aurez gardé votre courage intact.</p>
<h2 id="2-celui-qui-disparait-quand-ca-va-mal">2. Celui qui disparaît quand ça va mal</h2>
<p>Il est de toutes vos fêtes, il aime votre table et votre maison de vacances. Le jour où vous perdez votre emploi ou votre père, il n’appelle pas. Ce n’est pas toujours de l’indifférence&nbsp;: certaines personnes ne savent pas quoi dire face au malheur et préfèrent se taire. Mais quand la défection se répète, elle vous dit ce que vous représentez pour lui.</p>
<p><strong>Comment prendre ses distances.</strong> Laissez-le à sa place, celle d’une relation agréable pour les jours heureux. Ne lui confiez plus ce qui compte. Réservez vos confidences à celles qui sont venues quand il pleuvait.</p>
<h2 id="3-le-censeur">3. Le censeur</h2>
<p>Votre coiffure, votre manière d’élever vos enfants, le prix de vos chaussures, rien ne trouve grâce à ses yeux. La critique utile existe&nbsp;: elle est rare, précise, et elle vient de quelqu’un qui vous veut du bien. Le censeur, lui, critique tout, tout le temps, et vous ne pourrez jamais le satisfaire.</p>
<p><strong>Comment prendre ses distances.</strong> Ne vous justifiez pas. «&nbsp;C’est possible&nbsp;» ou «&nbsp;Je vais y penser&nbsp;», dits d’une voix aimable, épuisent un censeur bien plus vite qu’une plaidoirie. Et si la critique porte sur votre corps, rappelez-vous qu’il commet lui-même une faute de savoir-vivre&nbsp;: on ne commente pas le corps des autres.</p>
<h2 id="4-le-manipulateur">4. Le manipulateur</h2>
<p>C’est le plus difficile à repérer, parce qu’il est souvent charmant. Quelques signes reviennent&nbsp;: vous vous sentez régulièrement coupable sans savoir de quoi, ses demandes arrivent toujours enveloppées de flatterie ou de reproche, ses versions des faits changent, et vous avez de plus en plus de mal à voir vos autres proches. Ce ne sont pas des preuves, et il ne faut pas jouer au diagnostic. Mais si vous vous reconnaissez dans ce portrait, faites-vous confiance.</p>
<p><strong>Comment prendre ses distances.</strong> Espacez les rencontres, gardez des traces écrites de ce qui est convenu, ne prenez aucune décision importante sous sa pression. Parlez-en à quelqu’un d’extérieur. Si cette personne est votre conjoint, et que vous vous sentez surveillée, rabaissée ou menacée, ce n’est plus une question de savoir-vivre&nbsp;: lisez notre article sur <a href="https://carnetdebal.fr/societe/violences-conjugales-les-signes-qui-doivent-alerter/">les signes des violences conjugales</a> et appelez le 3919, anonyme et gratuit.</p>
<blockquote>
<p>On n’a pas besoin d’une dispute pour s’éloigner de quelqu’un. Il suffit d’arrêter, doucement, de répondre présente.</p>
</blockquote>
<h2 id="5-le-menteur-recidiviste">5. Le menteur récidiviste</h2>
<p>Tout le monde enjolive une histoire de temps en temps. Le menteur récidiviste, lui, ment sur ce qui compte&nbsp;: un rendez-vous manqué, une somme d’argent, ce qu’il a dit de vous. Une fois découvert, il s’excuse, vous pardonnez, et il recommence, puisque le pardon a si bien marché. Le mensonge répété est une forme de mépris&nbsp;: il suppose que vous ne vous en apercevrez pas, ou que cela vous est égal.</p>
<p><strong>Comment prendre ses distances.</strong> Cessez de compter sur lui pour quoi que ce soit d’important&nbsp;: ni argent, ni clé, ni secret. Vous n’avez pas besoin de l’accuser. Il suffit de ne plus lui donner l’occasion de mentir.</p>
<h2 id="6-la-commere">6. La commère</h2>
<p>Elle connaît la vie de tout le monde et la raconte avec talent. C’est délicieux, jusqu’au jour où l’on comprend que ce qu’elle dit des autres devant vous, elle le dit de vous devant les autres. Les commérages ont leur utilité sociale, disent certains chercheurs, ils transmettent des informations sur qui est fiable. Ce n’est pas une raison pour en être la matière première.</p>
<p><strong>Comment prendre ses distances.</strong> Ne relancez pas. Une conversation qui tourne aux ragots s’éteint d’elle-même quand personne ne demande «&nbsp;et alors&#8239;?&nbsp;». Ramenez la conversation aux livres, aux voyages, aux recettes. Et ne lui confiez rien que vous ne voudriez lire sur la porte de l’immeuble.</p>
<h2 id="l-art-de-la-distance-polie">L’art de la distance polie</h2>
<p>Couper les ponts est parfois nécessaire. Mais la plupart du temps, surtout avec une belle-sœur ou un collègue, il vaut mieux une distance graduée, que l’on peut toujours réduire si la personne change.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Les gestes de la distance polie</p><ul>
<li>Répondre, mais plus tard, et plus brièvement.</li>
<li>Décliner les invitations sans en proposer d’autres&nbsp;: «&nbsp;C’est gentil, je ne pourrai pas.&nbsp;»</li>
<li>S’en tenir aux sujets neutres&nbsp;: le temps, les enfants, les vacances.</li>
<li>Voir la personne en groupe plutôt qu’en tête-à-tête.</li>
<li>Ne pas expliquer&nbsp;: une explication ouvre un débat que vous ne souhaitez pas.</li>
</ul>
</blockquote>
<p>Ce que l’on gagne à ces éloignements, c’est du temps et de l’attention pour les autres, ceux qui vous font du bien. Si la question se pose plutôt avec une amie proche, nous avons regardé de près <a href="https://carnetdebal.fr/5-type-damies-a-eviter/">les amitiés qui font plus de mal que de bien</a>. Et si vous avez du mal à vous éloigner parce que vous craignez de déplaire, voyez <a href="https://carnetdebal.fr/5-signaux-dalerte-qui-montrent-que-tu-en-fais-trop-pour-plaire-aux-autres/">les signes qu’on en fait trop pour plaire aux autres</a>.</p>
<p>Ma mère, elle, n’a jamais rien expliqué à personne. Elle a «&nbsp;croisé avec plaisir&nbsp;» une bonne dizaine de personnes sans jamais les revoir, et elle a gardé jusqu’au bout des amies qu’elle connaissait depuis l’école.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/6-types-de-personnes-a-eloigner-de-toi/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Seule pour la Saint-Valentin : six façons d’en faire une belle soirée</title><link>https://carnetdebal.fr/6-choses-magiques-a-faire-si-tu-es-seule-pour-la-saint-valentin/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/6-choses-magiques-a-faire-si-tu-es-seule-pour-la-saint-valentin/</guid><pubDate>Tue, 14 Feb 2023 01:29:49 GMT</pubDate><dc:creator>Clotilde de Portzamparc</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>Le 14 février, les vitrines se couvrent de cœurs et les restaurants de tables pour deux. Si vous êtes seule pour la Saint-Valentin, par choix, par hasard ou par chagrin, la soirée peut être belle quand même. Six idées pour en faire un vrai moment, sans rien attendre de personne.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/6-choses-magiques-a-faire-si-tu-es-seule-pour-la-saint-valentin/1200.jpg" alt="Un bouquet de tulipes rouges et blanches, à peine ouvertes, enveloppé dans du papier kraft brun."></p><p>Il y a plusieurs façons d’être seule le 14 février. On peut l’être à vingt ans, entre deux histoires, avec un soulagement mêlé d’un peu de dépit. On peut l’être à quarante-cinq, après une séparation, en se demandant si l’on a encore envie de recommencer. On peut l’être à quatre-vingts ans, quand celui avec qui l’on a partagé cinquante Saint-Valentin n’est plus là. Ces trois femmes n’ont pas grand-chose en commun ce soir-là, sauf les vitrines couvertes de cœurs qu’elles croisent en rentrant.</p>
<p>La fête des amoureux est plus jeune qu’on ne le croit. De saint Valentin, martyr romain dont on sait très peu de chose, rien ne laisse penser qu’il ait eu affaire aux amoureux. On attribue généralement à Geoffrey Chaucer, poète anglais de la fin du XIV<sup>e</sup> siècle, le premier texte qui associe ce jour aux couples, ceux des oiseaux qui choisissent leur compagne. Les cartes, les roses et les dîners aux chandelles sont venus bien plus tard, et le commerce s’en est chargé. Rien ne vous oblige donc à vivre cette soirée comme un examen.</p>
<p>Voici six idées, à choisir selon l’humeur.</p>
<h2 id="1-reunir-vos-amies-autour-d-une-table">1. Réunir vos amies autour d’une table</h2>
<p>Dans une série américaine, <em>Parks and Recreation</em>, l’héroïne invite chaque année ses amies à un grand petit-déjeuner la veille de la Saint-Valentin. L’idée a fait son chemin, et l’on parle désormais de «&nbsp;Galentine’s Day&nbsp;», la fête des copines. Le nom est anglais, le principe est universel&nbsp;: célébrer celles qui sont là toute l’année.</p>
<p>Pas besoin d’un festin. Une soupe, un plateau de fromages, une bonne bouteille, et chacune apporte quelque chose. Nous avons rassemblé quelques principes pour <a href="https://carnetdebal.fr/art-de-vivre/recevoir-sans-se-ruiner-l-art-du-diner-simple/">recevoir sans se ruiner</a>. Le soir du 14, la règle est simple&nbsp;: on a le droit de parler d’amour, mais pas de se plaindre de ne pas en avoir.</p>
<h2 id="2-vous-accorder-un-soin-chez-vous-ou-ailleurs">2. Vous accorder un soin, chez vous ou ailleurs</h2>
<p>Un après-midi au hammam, un massage réservé depuis longtemps, ou simplement un bain très chaud, un masque pour le visage et une heure sans personne. Le soin compte moins que l’intention&nbsp;: ce soir, quelqu’un s’occupe de vous, et c’est vous.</p>
<p>En plein février, la peau tire souvent. C’est le moment de prendre au sérieux <a href="https://carnetdebal.fr/beaute/peau-en-hiver-la-routine-qui-change-tout/">la routine d’hiver</a> que l’on remet toujours à plus tard.</p>
<h2 id="3-reussir-enfin-le-gateau-que-vous-n-osiez-pas-faire">3. Réussir enfin le gâteau que vous n’osiez pas faire</h2>
<p>Le soufflé au fromage qui retombait toujours, la tarte au citron meringuée, la pâte à choux. Ce soir, vous avez tout votre temps et aucun témoin si cela rate. C’est la meilleure des conditions pour apprendre.</p>
<p>Si vous voulez un succès assuré, le fondant au chocolat demande cinq ingrédients et une demi-heure&nbsp;: chocolat noir, beurre, sucre, œufs, un peu de farine. Il se mange tiède, à la cuillère, et il se partage très bien le lendemain avec une voisine.</p>
<blockquote>
<p>Une soirée sans personne à séduire est une soirée où l’on peut enfin rater un soufflé en paix.</p>
</blockquote>
<h2 id="4-donner-votre-soiree-a-ceux-qui-sont-plus-seuls-que-vous">4. Donner votre soirée à ceux qui sont plus seuls que vous</h2>
<p>Des associations sillonnent les rues le soir pour apporter un repas chaud et un peu de conversation aux personnes sans abri&nbsp;: la Croix-Rouge, l’Ordre de Malte et bien d’autres organisent ces maraudes dans de nombreuses villes. D’autres, comme les Petits Frères des Pauvres, rendent visite à des personnes âgées isolées. Renseignez-vous plusieurs semaines à l’avance&nbsp;: la plupart demandent une courte formation, et c’est bien normal.</p>
<p>Si le temps manque, il reste le plus simple&nbsp;: appeler cette tante que personne n’appelle, ou frapper chez la voisine du troisième, veuve depuis l’automne, avec une part de gâteau. On ressort souvent de ces soirées un peu changée, et rarement triste.</p>
<h2 id="5-fermer-les-reseaux-sociaux-pour-la-soiree">5. Fermer les réseaux sociaux pour la soirée</h2>
<p>Le 14 février, les fils d’actualité se remplissent de bouquets, de bagues et de déclarations. Même la plus sereine des célibataires finit par se demander, à la quinzième photo de couple, si elle n’a pas manqué quelque chose. Elle n’a rien manqué&nbsp;: elle regarde une vitrine, pas la vie des autres.</p>
<p>Éteignez les notifications, posez le téléphone dans une autre pièce, et faites quelque chose de vos mains ou de votre tête. Un film, un livre, un puzzle de mille pièces. Si l’idée vous plaît, nous avons quelques conseils pour <a href="https://carnetdebal.fr/droguee-du-telephone-et-si-on-faisait-une-pause/">faire une pause avec son téléphone</a> qui valent pour le reste de l’année.</p>
<h2 id="6-vous-offrir-des-fleurs-et-les-choisir-vous-meme">6. Vous offrir des fleurs, et les choisir vous-même</h2>
<p>C’est la plus simple des idées et la plus réjouissante. Allez chez le fleuriste comme on va chez le pâtissier, sans liste, et choisissez ce qui vous plaît. En février, les tulipes, les renoncules, les anémones et le mimosa sont de saison. Ils durent, ils embaument parfois, et ils coûtent souvent moins cher que les roses rouges, dont une grande partie vient de loin à cette période.</p>
<p>Un bouquet que l’on s’offre a une qualité rare&nbsp;: il est exactement à votre goût. Posez-le là où vous le verrez au réveil.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Si la soirée pèse quand même</p><ul>
<li>Prévoyez quelque chose à faire le lendemain matin&nbsp;: un marché, une marche, un café avec une amie.</li>
<li>Si vous êtes en deuil, ne vous forcez à rien. Allumer une bougie, regarder des photos ou au contraire faire tout autre chose&nbsp;: tout est permis.</li>
<li>Si la solitude dure et vous accable, parlez-en à votre médecin. Elle n’est pas une faute, mais elle peut se soigner et se rompre.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="une-soiree-comme-une-autre-ou-presque">Une soirée comme une autre, ou presque</h2>
<p>Rien n’oblige à transformer le 14 février en fête, ni en épreuve. Pour beaucoup d’entre nous, c’est un mardi ou un jeudi ordinaire, avec des factures et une machine à lancer. On peut aussi en faire l’occasion de se rappeler que l’amour ne se limite pas au couple. Il y a celui des amies, des enfants, des petits-enfants, des voisins, et celui, moins bavard, que l’on se porte à soi-même. Si vous avez envie de cultiver le premier, nous avons parlé de <a href="https://carnetdebal.fr/psycho/l-amitie-entre-femmes-apres-quarante-ans/">l’amitié entre femmes après quarante ans</a>, qui se perd et se retrouve.</p>
<p>Et si quelqu’un vous demande, le 15 au matin, ce que vous avez fait de votre Saint-Valentin, vous pourrez répondre en toute sincérité que vous avez reçu des fleurs magnifiques.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/6-choses-magiques-a-faire-si-tu-es-seule-pour-la-saint-valentin/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Comment lire plus, et plus souvent, sans jamais se forcer</title><link>https://carnetdebal.fr/comment-lire-plus-et-plus-souvent/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/comment-lire-plus-et-plus-souvent/</guid><pubDate>Fri, 20 Jan 2023 22:40:11 GMT</pubDate><dc:creator>Clotilde de Portzamparc</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>Vous aimeriez lire davantage, mais la pile de livres sur la table de nuit ne baisse pas. Ce n’est ni une question de volonté ni de temps, plutôt d’habitudes et de plaisir. Comment lire plus et plus souvent, avec quelques gestes simples et la permission de ne pas finir un livre.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/comment-lire-plus-et-plus-souvent/1200.jpg" alt="Gros plan sur les mains d’une femme qui tient un livre ouvert, assise dans l’herbe, baignée par la lumière chaude d’une fin d’après-midi."></p><p>Sur ma table de nuit, il y a toujours trois livres. Celui que je lis, celui que je devrais lire et celui que je fais semblant de lire depuis l’été. Le deuxième change souvent de place, le troisième jamais. J’ai mis longtemps à comprendre que cette pile n’avait rien d’un reproche&nbsp;: elle disait seulement que je lisais par devoir autant que par goût, et que le devoir, le soir, perd toujours.</p>
<p>Nous sommes nombreuses à vouloir lire davantage, et nombreuses à ne pas y arriver. Les écrans y sont pour quelque chose, la fatigue aussi. Mais la lecture a surtout besoin de deux choses que l’on oublie&nbsp;: du plaisir, et une place dans la journée.</p>
<h2 id="lire-ce-qui-vous-plait-pour-de-bon">Lire ce qui vous plaît, pour de bon</h2>
<p>En 1992, Daniel Pennac publiait <em>Comme un roman</em>, un petit livre devenu un classique des salles de professeurs. Il y dressait la liste des «&nbsp;droits imprescriptibles du lecteur&nbsp;», parmi lesquels le droit de sauter des pages, celui de ne pas finir un livre et celui de lire n’importe quoi. Trente ans plus tard, on n’a rien trouvé de mieux pour réconcilier un lecteur fâché avec les livres.</p>
<p>Prenez-le au mot. Un polar, une saga familiale, une romance, une bande dessinée, un livre de cuisine qu’on lit comme un roman&nbsp;: tout compte. Choisissez quelque chose dont vous savez à l’avance que vous l’aimerez, un auteur déjà apprécié, un genre qui ne vous a jamais déçue. Le classique qui vous intimide attendra. Il a l’habitude.</p>
<p>Et si un livre vous ennuie au bout de cinquante pages, refermez-le sans remords. La vie est trop courte, et la bibliothèque trop grande.</p>
<h2 id="donner-a-la-lecture-un-coin-a-elle">Donner à la lecture un coin à elle</h2>
<p>Un fauteuil près de la fenêtre, une lampe qui éclaire bien, un plaid, une tasse de thé&nbsp;: la lecture aime les habitudes et les lieux. Quand un coin de la maison lui est réservé, il suffit de s’y asseoir pour que le corps comprenne de quoi il s’agit.</p>
<p>Pas besoin d’une bibliothèque anglaise. Une chaise confortable et une bonne lumière suffisent. Pour les yeux qui fatiguent, la lumière compte plus que tout&nbsp;: une lampe orientable, posée de côté, change la vie d’une lectrice de soixante-dix ans.</p>
<h2 id="eloigner-le-telephone-vraiment">Éloigner le téléphone, vraiment</h2>
<p>Vous ouvrez votre livre, vous lisez trois lignes, le téléphone vibre. Vous jetez un œil, juste pour voir, et vingt minutes plus tard vous êtes encore en train de faire défiler des photos de vacances qui ne sont pas les vôtres. Le livre, lui, est toujours ouvert à la même page.</p>
<p>Le mode avion est utile. Le plus efficace reste de laisser le téléphone dans une autre pièce. Les messages seront toujours là dans une heure, et vous ne les lirez pas plus mal. Si le réflexe est tenace, nous avons quelques conseils pour <a href="https://carnetdebal.fr/droguee-du-telephone-et-si-on-faisait-une-pause/">faire une pause avec son téléphone</a>.</p>
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<p>Les messages attendront une heure. Le livre, lui, a attendu tout l’été.</p>
</blockquote>
<h2 id="avoir-toujours-un-livre-sur-soi">Avoir toujours un livre sur soi</h2>
<p>Les plus grandes lectrices que je connaisse ne lisent pas davantage le soir&nbsp;: elles lisent partout. Dans le bus, dans la salle d’attente du dentiste, dans la file de la poste, pendant que les pâtes cuisent. Ce sont des bribes de dix minutes, mais elles s’additionnent.</p>
<p>Il suffit d’avoir un livre dans son sac. Un format de poche, une liseuse, ou le téléphone lui-même, à condition de n’y ouvrir que l’application de lecture. Les liseuses permettent aussi d’agrandir les caractères, et les bibliothèques prêtent des livres en gros caractères, ce que beaucoup ignorent.</p>
<p>Les livres audio comptent aussi. Écouter un roman en marchant ou en repassant, c’est lire avec les oreilles, et personne n’a le droit de vous dire le contraire.</p>
<h2 id="dix-pages-plutot-qu-un-week-end">Dix pages plutôt qu’un week-end</h2>
<p>«&nbsp;Je lirai ce week-end.&nbsp;» Mais le week-end arrive avec ses courses, ses déjeuners de famille et ses lessives, et le livre reste fermé. La lecture ne peut pas être l’activité qu’on garde pour quand tout le reste est fini&nbsp;: tout le reste n’est jamais fini.</p>
<p>Mieux vaut un petit rendez-vous quotidien. Dix pages le matin avec le café, ou un quart d’heure avant d’éteindre la lumière. L’association Silence, on lit&#8239;! propose d’ailleurs aux écoles et aux entreprises de s’arrêter chaque jour un quart d’heure pour lire ensemble, chacun son livre. Le principe marche aussi chez soi. Dix pages par jour, c’est plusieurs livres par an, et l’on dépasse presque toujours les dix pages.</p>
<h2 id="lire-avec-les-autres">Lire avec les autres</h2>
<p>La lecture passe pour un plaisir solitaire. Elle est aussi l’une des plus belles choses à partager. Un club de lecture entre amies, un livre que l’on se prête et dont on parle au café, une bibliothèque municipale où l’inscription est souvent gratuite et les bibliothécaires de très bon conseil.</p>
<p>Et puis il y a la lecture à voix haute. Lire une histoire à un petit-enfant, un roman à un mari malade, un poème à table pour un anniversaire&nbsp;: on redécouvre les mots en les disant, et l’on donne aux plus jeunes l’envie d’y aller voir seuls.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Pour commencer dès ce soir</p><ul>
<li>Choisissez un livre que vous avez envie de lire, pas un livre que vous devriez lire.</li>
<li>Laissez le téléphone dans une autre pièce pendant vingt minutes.</li>
<li>Posez le livre en évidence, là où vous prenez votre café ou votre tisane.</li>
<li>Glissez un livre de poche dans votre sac pour demain.</li>
<li>Notez sur un carnet les titres terminés&nbsp;: la liste fait plaisir à voir.</li>
</ul>
</blockquote>
<h2 id="un-plaisir-pas-un-concours">Un plaisir, pas un concours</h2>
<p>Les réseaux sociaux regorgent de défis de lecture, cinquante livres par an, cent livres par an. Ils motivent certaines lectrices et en découragent beaucoup d’autres. Lire plus n’a d’intérêt que si l’on y prend plus de plaisir. Un seul livre qui vous bouleverse vaut mieux que vingt avalés pour cocher une case.</p>
<p>Si vous cherchez par où commencer, l’œuvre d’Annie Ernaux est une bonne porte d’entrée&nbsp;: des livres courts, limpides, qui <a href="https://carnetdebal.fr/culture/annie-ernaux-lire-sa-vie-pour-comprendre-la-notre/">parlent de sa vie pour nous aider à comprendre la nôtre</a>. Quant à ma table de nuit, j’ai fini par ranger le troisième livre dans la bibliothèque. Il y est très bien, et moi aussi.</p>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/comment-lire-plus-et-plus-souvent/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item><item><title>Feng shui : commencer l’année avec un intérieur plus équilibré</title><link>https://carnetdebal.fr/feng-shui-comment-commencer-lannee-avec-un-interieur-plus-equilibre/</link><guid isPermaLink="true">https://carnetdebal.fr/feng-shui-comment-commencer-lannee-avec-un-interieur-plus-equilibre/</guid><pubDate>Mon, 16 Jan 2023 03:12:31 GMT</pubDate><dc:creator>Camille Sauviat</dc:creator><category>Art de vivre</category><description>Né en Chine pour choisir l’emplacement des tombes et des maisons, le feng shui est devenu chez nous une affaire de déco. Retour aux sources d’une tradition, et ce qu’elle peut apprendre, sans promesse miracle, à qui veut commencer l’année dans un intérieur plus serein.</description><content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.carnetdebal.fr/feng-shui-comment-commencer-lannee-avec-un-interieur-plus-equilibre/1200.jpg" alt="Un pavillon chinois aux toits recourbés se reflète dans l’eau calme d’un bassin, devant des murs blancs et des arbres, dans un jardin de style classique."></p><p>Dans un jardin chinois classique, rien n’est laissé au hasard. Le pavillon se reflète dans le bassin, un rocher percé cache la suite du chemin, une fenêtre ronde cadre un bambou comme un tableau. On marche, on tourne, on découvre. Et l’on ressort, sans savoir pourquoi, plus calme qu’en entrant. C’est la meilleure introduction au feng shui&nbsp;: avant d’être une liste de règles, c’est une manière d’habiter l’espace.</p>
<p>En Occident, le mot a fini par désigner des conseils de décoration, parfois teintés de promesses de prospérité. Revenons aux sources, et voyons ce qu’on peut en garder chez soi.</p>
<h2 id="ce-que-veut-dire-feng-shui">Ce que veut dire feng shui</h2>
<p><em>Feng shui</em> signifie littéralement «&nbsp;vent et eau&nbsp;». L’expression vient d’un texte ancien attribué au lettré Guo Pu, qui vécut à la charnière des III<sup>e</sup> et IV<sup>e</sup> siècles&nbsp;: selon ce texte, le souffle vital, le <em>qi</em>, se disperse avec le vent et s’arrête au contact de l’eau. Il s’agissait donc, à l’origine, de trouver le bon site, abrité des vents, ouvert sur l’eau, pour y installer une tombe ou une maison.</p>
<p>Le feng shui s’est développé pendant des siècles en Chine, puis dans tout le monde chinois, avec deux grandes écoles. L’une, dite des formes, lit le paysage&nbsp;: collines, cours d’eau, orientation des vallées. L’autre, dite de la boussole, s’appuie sur un instrument gradué, le <em>luopan</em>, et sur des calculs liés aux directions, aux cycles du temps et aux cinq éléments de la pensée chinoise, le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau.</p>
<p>Il reste une pratique vivante. À Hong Kong, à Taïwan ou à Singapour, il n’est pas rare qu’on consulte un géomancien avant de choisir un appartement ou d’ouvrir une boutique.</p>
<h2 id="une-tradition-pas-une-science">Une tradition, pas une science</h2>
<p>Soyons claires. Aucune étude sérieuse n’a montré que l’orientation d’un lit ou la couleur d’un coussin attirait l’argent, l’amour ou la santé. Le feng shui relève de la tradition et de la culture, comme l’astrologie ou l’art des jardins, et c’est ainsi qu’il faut le recevoir&nbsp;: avec curiosité et respect, sans en attendre de miracle.</p>
<p>Ce qui est intéressant, en revanche, c’est que bien des conseils qu’il formule rejoignent le bon sens et ce que l’on sait du confort d’un logement. Une pièce lumineuse, aérée, où l’on circule facilement et d’où l’on voit la porte, est plus agréable à vivre. Le géographe britannique Jay Appleton a même proposé, dans les années 1970, une théorie selon laquelle nous préférons les lieux qui nous permettent de voir sans être vus, à l’abri et avec une vue dégagée. Le feng shui le disait à sa façon depuis des siècles.</p>
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<p>Avant d’être une liste de règles, c’est une manière d’habiter l’espace.</p>
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<h2 id="l-entree-la-ou-tout-commence">L’entrée, là où tout commence</h2>
<p>La tradition accorde une grande importance à l’entrée, par laquelle le souffle pénètre dans la maison. Elle doit être dégagée, éclairée, accueillante. Concrètement&nbsp;: rangez les chaussures et les sacs qui s’accumulent, réparez l’ampoule qui grésille, ôtez ce qui gêne l’ouverture de la porte. On ne parle pas ici d’énergie mystérieuse, mais de la première impression que vous fait votre propre logement chaque soir.</p>
<h2 id="la-chambre-une-piece-pour-dormir">La chambre, une pièce pour dormir</h2>
<p>Le principe le plus connu est celui de la position dite de commandement&nbsp;: le lit doit permettre de voir la porte sans être placé directement dans son axe. Une tête de lit appuyée contre un mur plein, plutôt que sous une fenêtre, renforce le sentiment d’abri. La tradition déconseille aussi les miroirs face au lit, et le désordre sous le sommier.</p>
<p>Vous pouvez retenir l’idée sans le vocabulaire&nbsp;: une chambre calme, peu encombrée, sans écran ni pile de dossiers, aide à associer la pièce au repos. Si vous dormez mal, ces gestes ne remplaceront pas un avis médical, mais ils ne coûtent rien. Nous en parlions dans notre article sur <a href="https://carnetdebal.fr/sante/sommeil-des-femmes-pourquoi-nous-dormons-moins-bien/">le sommeil des femmes</a>.</p>
<h2 id="le-sejour-et-la-cuisine-des-pieces-a-vivre">Le séjour et la cuisine, des pièces à vivre</h2>
<p>Dans le séjour, le feng shui recommande que les sièges ne tournent pas le dos à l’entrée, qu’on puisse circuler sans contourner les meubles, et que la lumière naturelle soit la plus généreuse possible. Il aime les plantes aux feuilles arrondies et la présence discrète de l’eau, une coupe, un aquarium, une image de rivière.</p>
<p>Dans la cuisine, il veut une cuisinière bien entretenue, des plans de travail dégagés, et l’on se défait des objets ébréchés ou cassés. Là encore, il n’y a rien que votre grand-mère n’aurait approuvé.</p>
<h2 id="commencer-l-annee">Commencer l’année</h2>
<p>Le Nouvel An chinois tombe à une date différente chaque année, entre le 21 janvier et le 20 février, le plus souvent à la deuxième nouvelle lune après le solstice d’hiver. En Chine, on fait alors le grand ménage avant la fête, pour chasser l’année écoulée et accueillir la nouvelle. C’est peut-être le geste le plus juste à emprunter au feng shui&nbsp;: trier, réparer, donner, aérer, une fois par an, avec l’idée de faire de la place.</p>
<p>Celles qui voyagent peuvent aussi aller voir la tradition chez elle. Les jardins classiques de Suzhou, en Chine, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, montrent mieux que tous les livres ce que veut dire composer un espace. Ailleurs, des jardins construits avec des artisans chinois, comme celui de Dunedin, en Nouvelle-Zélande, en donnent une idée fidèle.</p>
<blockquote><p class="encadre__t">Cinq gestes inspirés du feng shui</p><ul>
<li><strong>Dégager l’entrée</strong>&nbsp;: rien qui gêne la porte, une lumière qui fonctionne.</li>
<li><strong>Placer le lit</strong>&nbsp;: vue sur la porte, sans être dans son axe, tête contre un mur plein.</li>
<li><strong>Désencombrer</strong>&nbsp;: se séparer de ce qui est cassé, ébréché ou inutile.</li>
<li><strong>Faire entrer la lumière</strong>&nbsp;: rideaux légers, fenêtres dégagées, plantes près des vitres.</li>
<li><strong>Aérer chaque jour</strong>&nbsp;: dix minutes, même en hiver.</li>
</ul>
</blockquote>
]]></content:encoded><media:content url="https://img.carnetdebal.fr/feng-shui-comment-commencer-lannee-avec-un-interieur-plus-equilibre/sd-169.jpg" medium="image" type="image/jpeg" width="1200" height="675"/></item></channel></rss>